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vendredi 30 décembre 2011

Un Sade de percale

L'individu a toujours fasciné. Il m'interpelle quelque peu. Mais surtout pour le repousser. Je suis trop tendre, trop respectueux pour me laisser tenter par ses pratiques. Je l'ai quelque peu ridiculisé ici. Pourquoi "de percale"? Sans doute parce que c'est une toile très fine, sans tenu aucune, sans consistance ni profondeur. Sade n'est qu'un être superficiel. Troublant malgré tout au point de donner l'idée de le dessiner pour éloigner de nous les tentations qu'il engendre.
Je vous souhaite une bonne fin d'année.
Georges

mardi 27 décembre 2011

C'EST TROP BEAU POUR ËTRE VRAI !

Voici une petite musique dodelinante et paisible qui peut vous apporter un peu de répit après les jours plutôt pleins et denses que vous venons de vivre autour du sapin illuminé. Eteignez les lumières, ne pensez plus à rien, qu'à vous détendre et souffler un peu. Vous l'avez bien mérité!
Georges

samedi 24 décembre 2011

JOYEUX NOËL

De Bonnes Fêtes pour tous!
JOYEUX NOËL!
Je suis débordé!Je cours partout comme Figaro. Et maintenant, je vais allumer le feu dans la cheminée.
Beaucoup de cadeaux, beaucoup de bisous pour tous!
Georges.

dimanche 18 décembre 2011

ATTEINDRE LA SERENITE

Aujourd'hui j'offre cette photo à Quinquabelle qui, hier, en voyant cette baigneuse secouer sa serviette sur la plage, parlait dans son commentaire de gagner le large pour atteindre la sérénité. En fait, elle est l'association de trois photos mises les unes au dessus des autres pour arriver à un diaorama. J'imprime ensuite et j'obtiens un marque page en la collant sur du carton fort. J'en ai fait quelques-uns ces temps-ci.
Le fantastique ici c'est cette rangée de bateaux alignés pour le départ de la régate comme s'ils étaient dans le ciel.
Bien à vous!
Georges

vendredi 16 décembre 2011

SECOUER SA SERVIETTE


Du haut des remparts d'Ajaccio. Photo prise le 20 juillet 2009.


J'assistais au départ d'une régate qui allait se dérouler pendant une semaine en Méditerranée du sud. Mon fils y participait.
Comme cette femme, je suis en train de secouer ma serviette pour en faire tomber tout un passé périmé, devenu obsolète. Je fais tomber les fantasmes, les espoirs déçus, les démarches vaines. Sur la page blanche, j'établis des constats réalistes en regard des traces évanescentes et stériles que mes rêves y avaient laissées. Je secoue ma serviette, oui. D'ailleurs, la plage, à mes pieds, n'est que chaos alors que la mer a lissé le bord de la grève. C'est là qu'est l'ordre et l'harmonie. Et ce n'est pas le léger ressac qui vient dessiner une dentelle d'écume qui trouble l'aspect lisse et uni du sable du bord de l'eau, partie de la plage où l'on pose le pied avec assurance.

Secouer donc sa serviette d'où tomberont des miasmes, d''effroyables papillons de nuit. Puis se tourner vers le large et arpenter la grève où le sable est tassé, lissé, soigneusement attendri par la mer. Poser le pied sur du solide et répondre à l'appel de cette serviette secouée, agitée par la brise de mer comme une invite à laisser se gonfler de nouvelles voiles.

jeudi 15 décembre 2011

Nous approchions de NOËL

Nous approchions de Noël. Nicolas allait commencer à effeuiller son calendrier de l'Avent, celui que sa maman lui avait acheté, le même que celui qu'elle effeuillerait elle-même avec ses élèves de Petite Section à l'école St Mathieu, à Grasse.

Il était tout excité dans la perspective des cadeaux, de l'Arbre de Noël et de la Crèche. Le solstice qui s'approchait, le retour des jours qui grandissaient au lieu de diminuer, lui donnait une énergie encore plus magnifique que celle qui le faisait bondir habituellement.

Il me fit donc ce cadeau, c'est-à-dire ce dessin que vous voyez ci-dessous. Nous étions le 30/11/2008.

J'en adore la schématisation, le choix des couleurs : rouge pour le dessin de la boîte, noir pour le lien et la ganse caractéristique. L'essentiel est saisi dans ce dessin rapide, sobre, mais tellement évocateur! Comme un logo. Il m'avait dit un peu après que le tracteur sur lequel je le traînais quelquefois était un Renault. Il avait reconnu le losange du logo de la marque Renault. Une vraie lecture du signe qui commençait à se mêler à celle des lettres et des mots.

Pour tout dire, voilà un cadeau qui m'avait réjoui! J'y décelais -comme pour ce qui concerne le logo de la marque automobile- une tendance à la schématisation, à l'abstraction signifiante.

Nicolas en 2011 ne s'est pas départi de cette attitude. Elle s'affine au contraire. Il renforce ses méthodes d'appréhension du réel. Il m'a d'ailleurs téléphoné il y a quelques jours pour m'indiquer comment nous allions opérer -c'est le mot qu'il employa- le soir du 24 décembre, lors du partage des cadeaux pour les petits comme pour les grands. Notamment avec mon arrière petit-fils qui croit toujours au Père Noël. Il faudra, m'a-t-il dit, respecter cette croyance à laquelle lui ne croit plus. Nous irons tous les trois dans la cuisine préparer un en-cas pour le Père Noël qui aura pour objet de le réchauffer. Cela donnera le temps au reste de la famille de placer les cadeaux au pied du sapin. Sitôt cette opération terminée, les deux garçons auront le droit d'entrer dans le séjour. Je resterai quant à moi un court instant encore en cuisine pour vider la tasse de chocolat chaud destinée au Père Noël, éplucher rapidement la clémentine et l'engloutir, puis avaler en vitesse la papillote qui doit compléter cette frugale collation.

J'adore cette complicité! J'adore que nous préparions ce coup ensemble! J'adore à l'avance de voir la tête que mon arrière petit-fils va faire en constatant que le Père Noël s'est régalé de ce que nous allons lui préparer!

Ne vous inquiétez pas pour moi : ce casse-croûte inopiné n'entamera en rien mon appétit pour la suite des opérations culinaires!
JOYEUX NOËL!

mercredi 14 décembre 2011

BONNES FEUILLES

Toujours extraites de MONTER LA VIE A CRU disponible chez AMAZON, voici quelques lignes situées dans le livre de la page 361 à la page 363.

"Zelma faisait courir son regard de mâle en mâle en connaisseuse. Des danseurs lui paraissaient intéressants sur les deux plans qui, ce soir, la préoccupaient : la technique dans la danse, le style dans la présence physique. De nombreux gars présentaient des qualités dans ces deux domaines. Et plus Zelma appréciait des yeux sans rien dire à Hunt, plus celui-ci devenait vert.

Il sentait bien que Zelma avait le problème en mains, que c’était elle qui choisirait son danseur parmi tous ceux qui tournaient dans l’espace qu’ils pouvaient observer, près de leur table. Son regard se faisait pesant sur certains beaux spécimens particulièrement bons danseurs. Les jeunes hommes la regardaient en réponse à ce signal qu’elle leur lançait ; mais ils se tenaient éloignés : la belle aguicheuse était accompagnée. Hunt se mesurait mentalement à ces bellâtres ébouriffants qui, de plus, se révélaient être de remarquables danseurs. Il éprouva son être de l’instant, contrairement à celui qu’il affichait dans ses fonctions : ici, il était ridicule et très peu attractif, absolument dépourvu de superbe. Le coq, ce n’était plus lui. Il faillit demander à Zelma si elle s’amusait en espérant qu’elle lui réponde qu’elle s’ennuyait. Mais il vit ses yeux briller, sa main marquer le rythme des danses, ses sourires même quelquefois à ces jeunes hommes qui, dans leurs figures, venaient frôler leur table.

Ils étaient là depuis un moment à regarder les autres se trémousser et s’exciter avec un plaisir évident. Leur position, à deux doigts de la piste, les rendaient encore plus sensibles à leur ridicule. Ils ne dansaient pas ces deux-là ?
Zelma se tourna vers Hunt dans un mouvement qui démontrait qu’elle avait mûrement réfléchi avant de parler. Ce qu’elle dit glaça Hunt :
- Ecoute, si tu veux que quelqu’un me fasse danser, il faut qui tu t’éloignes de cette table.
A cet instant Hunt faillit défaillir. Il avait compris à quel jeu dangereux il avait joué, vers quel abîme ses tendances l’avaient conduit. Zelma était maîtresse d’elle-même et cette excitation autour d’elle, cette odeur de transpiration de tous ces corps en transe avait ouvert son appétit de vertige. Elle voulait entrer dans la danse, profiter de ces mâles la dévorant des yeux.
Hunt saisit le message malgré la musique étourdissante. Zelma avait même eu un geste brutal : elle lui avait fait signe avec sa main d’aller voir ailleurs. Il lui fit un signe aussi : il serait là-bas, au bar à l’attendre."

lundi 12 décembre 2011

BONNES FEUILLES

MONTER LA VIE A CRU pages 312/313

"Martine exaltait l’être qu’elle avait choisi pour lui faire un enfant. Elle le voulait au maximum de sa force, dans la plénitude de sa créativité, dans la totalité de ses possibilités. Elle le savait subtil, perspicace, génial et généreux. Elle le connaissait toujours admiratif de l’autre, toujours curieux dans tous les domaines de l’activité humaine. Cet homme-là qui cherchait sans cesse, qui creusait toutes les questions, qui voulait savoir de quoi est fait l’infiniment petit autant que le désespérément grand, elle le voulait dans son ventre. Qu’il s’accouple à elle, qu’il lui verse sa semence jusqu’au plus profond de ce qu’elle portait en elle d’espérance pour une descendance triomphante. Martine n’attendait que cela : devenir le creuset où grandirait une suite de Hunt Gram qu’elle idolâtrait, dont elle voulait élever un double.


Surtout qu’il ne devine pas ce qu’elle attendait de lui, surtout qu’il ne doute pas de son amour. Si cette idée entrait dans sa tête, tout serait fichu parce qu’il en serait fragilisé. Le doute conduit à la dérive, à la sclérose. Le fruit né d’une union incertaine, sans objet, devient sec très vite. Il ne parvient pas à maturité. Or, elle voulait engendrer le plus beau fruit qui puisse exister ; elle voulait donner vie à une chance nouvelle pour l’humanité. C’est pour cela qu’à l’instant même où Hunt la pénétrait, glissait cette partie de lui qui le prolongeait à travers une forêt dense de poils noirs, elle souhaitait qu’il s’oublie afin qu’elle puisse lui voler cette auréole qu’elle voyait danser au-dessus de cet homme si beau d’être ce qu’il était, ce qu’il disait, ce qu’il faisait. Martine exagérait bien sûr les qualités de Hunt, mais elle sentait à travers l’acte sexuel tout ce qui était du domaine de la reproduction. Elle était habitée par la conscience de sa démarche. Elle agissait sciemment. Et, au moment où elle sentit Hunt approcher du spasme vital qui propulse la semence du mâle mise sous pression par les caresses et de douces paroles, elle s’approcha de son oreille pour lui murmurer en un seul souffle : -Je t’aime !

Hunt Gram n’avait jamais connu une telle extase, une si grande félicité ; la béatitude totale, infiniment. Il laissa partir son sperme violemment en serrant sa partenaire qu’il embrassait pour la remercier d’avoir dit ces mots magiques qu’il n’avait jamais entendus encore prononcer à ce moment suprême de l’accouplement. Il lui donna tout ce qu’il pouvait donner de lui-même. Ce liquide séminal était plus que son sang : il en contenait d’ailleurs puisqu’il était en résumé le programme qu’attendait l’ovule de Martine qui se tenait en embuscade pour saisir l’être de Hunt et s’en nourrir jusqu’à achèvement de la symbiose des deux demi-œufs qui allait donner un embryon. "

Vous pouvez retrouver MONTER LA VIE A CRU sur AMAZON, chez votre libraire ou chez l'editeur http://www.monpetitediteur.com/
Bonne lecture pour les fêtes!

samedi 10 décembre 2011

OBSEDANTES ORCHIDEES

J'ai éprouvé un immense sentiment de culpabilité lorsque, d'un geste brusque comme il m'arrive d'en avoir -(à vous aussi, sans doute? ) - j'ai "décapité" une belle orchidée blanche que mon épouse venait d'acheter et  dont elle faisait tremper le pied dans de l'eau. C'est ainsi qu'on les arrose, n'est-ce pas?
J'ai tant eu de désarroi que j'ai dû les dessiner pour tenter de me débarrasser du lourd sentiment qu'avait déclenché en moi ce geste malheureux!
Et puis je me suis dit que Noël était proche. Aussi, pendant que mon épouse attendait son tour à la boucherie Julien qui se trouve au bas du Bd Gassendi à Digne, je me suis discrètement glisser chez la fleuriste qui tient boutique tout juste à côté pour me renseigner si le 24/12 je pourrai trouver chez elle des orchidées. Il me fut répondu affirmativement. Quel soulagement! Je pourrai donc ajouter au pied de la cheminée ce présent que je lui ferai pour effacer ma faute : des orchidées dans un beau vase, givrées d'une poudre blanche afin que ces fleurs délicates s'harmonisent ave l'ambiance climatique de ces fêtes de fin d'année.

vendredi 9 décembre 2011

QUI? MAIS QUI?

Qui? mais qui est visiteur ou visitrice de mon blog?
C'est assez angoissant de se sentir regarder sans savoir par qui, ne croyez-vous pas?
Passé un temps, j'avais des visiteurs qui me laissaient un commentaire simplement pour me dire bonjour. Je trouvais que c'était peu, mais en fin de compte c'était beaucoup! J'avais au moins leur adresse pour aller leur dire bonjour en retour.
A moins que vous ne soyiez pas intéressés par un bonjour?

jeudi 8 décembre 2011

BATAILLE

Bataille à l'anglaise au gré des houlettes,
des baguettes et des casques
que l'on porte comme des emblèmes riches
avec le balancement des cimiers en panache,
du style de ceux qu'arborait
l'étonnant roi resté vert mais puant l'aïl.

Batailles à l'encan que d'autres, aujourd'hui,
appellent bastons, à coups de guidons, d'arbalètes à pompons
que l'on accomplit au sortir des messes à décibels.

Attends-toi à déguster la bière mousseuse qui fait bave de bœuf
au moment de l'abattre ; une gueuse où le sang va prendre tous les pour cents,
laissant les degrés d'alcool te gonfler en vapeurs.

                                                    Poèmes d'antan - juillet 1997

dimanche 4 décembre 2011

APPARTENIR A L'AUTRE (suite)

Extrait du roman MONTER LA VIE A CRU (page 456)

"La dissociation familiale se généralisait en même temps que la création de familles recomposées gagnait du terrain. Chez les Gram, pourtant, l’autonomisation des éléments du couple et de la famille se réalisait toujours plus sans que le groupe familial souffre trop et craigne le divorce.

Sans doute les principes qui animaient Hunt en étaient-ils la cause. Toujours très libéral, ouvert à l’autre, absolument pas machiste mais néanmoins amoureux de Zelma et très affectueux avec Jack, il acceptait volontiers que son épouse se place dans le monde comme un être ayant sa propre existence. Il faut dire que le mouvement social qui soutenait cette position se généralisait dans le monde occidental. La civilisation, dans ce monde-là, technologique à outrance, libéralisé quant aux mœurs pratiquées, favorisait l’éclosion d’une femme nouvelle ne devant plus rien à son homme dans de nombreux domaines.

Le droit de vote n’avait été accordé aux femmes que depuis quelques décennies seulement. Pourtant, lorsque les femmes purent avoir enfin une existence légale indépendante de celle de leur mari , les habitudes faisaient malgré tout que les papiers administratifs et imprimés qu’elles recevaient par la poste leur étaient adressés de telle manière qu’elles n’étaient toujours que la femme de leur mari.
Zelma s’insurgeait lorsqu’on lui adressait du courrier au nom de Mme Hunt Gram. Il fallut batailler encore dans ce domaine face aux auteurs de ces pratiques avant qu’une missive, un relevé de compte lui soit adressé à son nom propre : Mme Zelma Gram. On finit d’ailleurs par accepter que l’épouse puisse, conjointement au patronyme qui la faisait appartenir à son mari, utiliser son nom de jeune fille. Beaucoup de femmes finiront par aller jusqu’à demander à être désignée et reconnue sous leur seul vrai nom patronymique, celui qui était le leur avant le mariage. La Sécurité Sociale y était pour quelque chose qui adressait sa correspondance à ses ressortissantes sous une désignation complète et précise qui se présentait en affichant tout d’abord le prénom de l’intéressée puis son patronyme d’avant le mariage, pour finir par indiquer qu’elle était l’épouse de un tel, lorsqu’elle était mariée bien sûr. Pour Zelma, les papiers provenant de sa caisse de Sécurité Sociale lui étaient adressés sous le libellé suivant : Mme Zelma Cardwright, épouse Gram. Elle se ressentait donc de plus en plus Cardwright sans cesser d’être une Gram.

Hunt Gram ne trouvait rien à redire à ces nouvelles pratiques. Il lui semblait bien normal que chaque individu, qu’il soit homme ou femme, soit un être unique, autonome, désigné de manière univoque sans être raccroché à un autre être par une définition humiliante parce que marquant une dépendance outrancière. Bien évidemment il était quelquefois utile de marquer l’unité du couple. Face aux assureurs, aux notaires. Dans le cas de l’achat d’une maison individuelle ou d’un appartement, par exemple, c’était bien le couple qui s’engageait. Les Gram avaient fait construire leur maison, les Gram l’avaient équipée, meublée. Les Gram payaient des assurances et des impôts divers pour cette maison.

Mais Hunt insistait toujours auprès des services et organismes concernés pour que la correspondance leur soit adressée sous le libellé suivant : Mme et M. Hunt Gram, Mme précédant M. Et encore aurait-il fallu que le prénom de Monsieur puisse disparaître. Mais il fallait bien distinguer pourtant leur couple des possibles autres couples Gram."

vendredi 2 décembre 2011

APPARTENIR A L'AUTRE

Par hasard, dans un coin de mon portail internet, je suis tombé sur une invitation à donner son avis sur un problème de société qui semble devenir d'actualité : la liberté dans le couple.

On le sait, depuis longtemps les hommes s'étaient arrogés ce droit. Cela était même tacite dans notre société. Quel homme n'avait pas de maîtresse? Quel homme ne profitait pas des occasions qui se présentaient à lui?
Oui, mais depuis que la femme travaille, gagne sa vie, qu'elle prend la pilule, les choses ont changé. Elles ne tolèrent plus que les hommes les trompent. Certaines vont plus loin : elles demandent pour elles de pouvoir agir dans le domaine sexuel à la manière des hommes.
Voilà quel était le sujet de ce débat qu'avait ouvert mon portail internet. Bien sûr, je m'engouffrai par cette porte dans la discussion. Je laissai un mot pour indiquer qu'il existait un roman (au moins un) qui traitait de ce sujet, le mien, c'est-à-dire MONTER LA VIE A CRU.

Mon commentaire ne vit jamais le jour et le lendemain le débat avait tourné court. Il avait disparu du portail. En fait, le thème était trop sulfureux. Il posait le problème de l'appartenance de la femme à l'homme, des droits que l'homme a (ou : avait) sur sa femme.
Dans mon roman j'examine cette question. Voici un passage qui vous éclairera. C'est l'un des héros, HUNT GRAM, qui dans un de ses commentaires du tout début du livre nous donne ses réflexions sur le sujet :

"Finalement ce roman se présente bien pour moi. Je vais pouvoir m’en donner à cœur joie dans l’espace qui m’est réservé : celui d’un mari ayant à promotionner l’émancipation de son épouse. Oui, de son épouse et non pas de sa femme : ce dernier mot marquant trop la possession, je le rejette. Parler d’épouse oriente les liens vers le côté administratif du mariage ; et les liens administratifs n’impliquent pas dans les pays occidentaux actuellement une quelconque domination de l’époux sur l’épouse. L’un et l’autre peuvent gérer leur vie sociale et économique à leur guise. Le mariage peut donc apparaître ainsi comme un contrat préservant la liberté de chaque conjoint.
Evoquer sa femme énonce déjà une idée de domination, une volonté d’appropriation, d’appartenance. De ce fait, la femme d’un homme se trouve enfermée dans une relation inéquitable. En effet, inversement, on devrait pouvoir retrouver une relation identique lorsqu’une femme parle de son homme. Eh ! bien non, dans la bouche d’une femme ce possessif n’indique toujours pas qu’elle le possède. Elle reste son objet et si elle emploie cette expression, c’est, paradoxalement, pour bien marquer qu’elle lui appartient.
J’ai toujours éprouvé une répulsion face à cette idée qu’un être pouvait se trouver en état de dépendance par rapport à un autre. Le mariage ne change rien à mon opinion. J’ai connu cette position dans plusieurs romans dans lesquels j’ai eu à intervenir. Jamais je n’ai été à l’aise dans des rôles de machiste. Que me réserve l’auteur de Monter la vie à cru ? "

Dans d'autres pages, lorsque ZELMA, l'héroïne féminine s'est affranchie de la tutelle de son mari, on trouve une autre approche de ce problème. Je vous livrerai bientôt sans doute ce qu'en pense mon personnage préférée.

mercredi 30 novembre 2011

PIANO SOLO

"Le Matin sur la Mer" est une musique que j'ai composée pour un poème d'Andrée Durand, une vieille amie décédée aujourd'hui. C'est une chanson un peu désuète. Ici, vous n'entendrez que la musique qui est jouée par un piano solo.
Un jour qui commence est toujours fascinant. Il nous place tout de suite au présent. Et c'est ce que me disait au téléphone mon petit fils Nicolas il y a quelques minutes. "Ce qui compte pour moi, c'est le présent. Le passé, c'est passé. Le présent en fait nous permet, si on s'y prend bien, de préparer notre avenir."
Ne laissons pas s'enfuir l'instant qui passe. Saisissez-le!

mardi 29 novembre 2011

POEME D'ANTAN

Solitude intense
comme un braséro de sel.

Je retire mes vagues
du pays que j'habitais.

Le large m'engloutit
dans une aspiration spiralée.

Et mes yeux levés
crient mon angoisse
à l'approche de l'éternité abyssale.

                                                             ( non daté )

samedi 26 novembre 2011

FAIRE ou SE FAIRE un cadeau?

Vous voulez faire (ou : vous faire) un cadeau subtil en même temps qu’érotique, bouleversant tout en étant utile, sensible et tellement actuel ?


Courrez vite chez votre libraire ! Pour quoi faire?
Pour acquérir MONTER LE VIE A CRU de Georges Lautier.
Vous allez découvrir une tranche de vie poignante du couple mis en scène dans ce livre.

Vous pouvez aussi commander cet ouvrage chez AMAZON
       et même chez son éditeur : http://www.monpetitediteur.com/ ou vous le trouverez imprimé ou en version
       e.book, encore moins chère.     
      Je vous souhaite une Bonne lecture !

vendredi 25 novembre 2011

MES DEUX GRANDS PERES (chanson de Georges Lautier)


Vous allez entendre cette chanson basculer vers la fin dans la grivoiserie. Je ne m'en excuse en rien car, mes deux grands pères auraient très bien compris cela. Les hommes ont l'habitude de nommer "grands pères" ce qu'ils pensent avoir de plus précieux. Et c'est à eux d'ailleurs que je dois de voir cette année pour Noël ma maison remplie d'enfants, de petits-enfants et d'arrière petits-enfants. La dernière, Anoush, née en septembre dernier, sera là aussi.
Bonne écoute les amis!

mercredi 23 novembre 2011

APPEL A JAROUSSEAU

J'ai découvert que quelqu'un se nommant "Jarousseau" est inscrit comme membre de mon blog. J'aimerais bien connaître cette personne.
Puis-je obtenir l'adresse de son blog? Puis-je recevoir un écho à mon appel?
Me joindre par e.mail : georges.lautier56@orange.fr
Merci

Correction

Excusez! Je passais par mon blog et je me suis aperçu que j'avais laissé (au moins) une faute dans le texte intitulé BONNES PAGES.
J'ai corrigé. Je me sens mieux. D'ailleurs, ma "lassitude" n'était due qu'à une légère gastro conséquente aux excès gastronomiques du dernier week-end passé à Marseille. On dirait que ça va mieux et puis j'ai terminé d'installer un plancher flottant dans la dernière chambre de ma maison que je n'avais pas encore restaurée.
Voyez : j'aime le travail bien fait. Si je peux bien sûr parler ainsi. Mais je m'efforce, je m'efforce.
Ah! il faudra que je vous parle bientôt de ma petite fille qui grandit, qui grandit et avec laquelle nous étions ce week-end. Pour lui acheter sa tenue de Noël : une robe splendide et pourtant toute simple avec, nécessité oblige, des chaussures à talons ; sa première paire. Elle n'a que treize ans 1/2!
A bientôt, passagers de l'ombre qui passaient dans mon dos en glissant sur les vagues du web!
Georges

lundi 21 novembre 2011

LASSITUDE

Le temps qui passe me rapproche d'une sagesse infinie.
Le DELIRE est à vendre, les espoirs sont plumés.
Il reste à attendre la dispersion de mes cendres dans l'eau claire de cette calanque où j'ai grandi.
Je retourne aux poissons, les seuls envers lesquels je sois redevable.

Georges

jeudi 17 novembre 2011

BONNES PAGES

Dans le passage suivant, Hunt Gram, l'un des principaux personnages du roman, fait un commentaire de ce à quoi il vient d'assister : son épouse vient de faire l'amour avec son meilleur copain.

"Curieusement, ce n’était pas la douleur qui m’emplissait vraiment. Elle était présente malgré tout mais pas aussi vivement qu’un autre sentiment qui, lui, me bouleversait totalement. L’étonnement, l’effroi à la limite, une consternation même s’étaient emparés de moi, dans un mouvement me donnant tout à la fois vertige, excitation et surprise.


L’éducation que j’avais reçue avait construit en moi une perception courante à l’époque, c’est-à-dire avant toutes les études récentes sur la sexualité : je pensais qu’une femme ne pouvait prendre son plaisir qu’avec un homme, celui qu’elle aimait. Et Zelma n’aimait pas Guil, c’était certain. Qu’elle lui trouve, maintenant qu’elle était libérée de son serment de fidélité, un certain attrait compte tenu de ses intentions nouvelles, à savoir : se venger de ma forfaiture, je l’admets. Il se trouvait là au bon moment, eh ! bien allons-y pour faire souffrir son mari à l’inconduite avérée.

Mais ce qui me terrasse c’est avec quel appétit elle s’est livrée à ce jeu ! Qu’elle retire sa chemise de nuit pour lui offrir son corps nu, qu’elle soulève ses genoux en arrière en jetant son bassin en avant pour se faire pénétrer le plus profondément possible, c’était surprenant pour moi. Et qu’elle jouisse donc, qu’elle soit câline et manifeste une tendresse inopinée, voire superflue et inattendue par rapport à l’objectif qu’elle s’était donnée, voilà des attitudes et des comportements qui n’entraient pas dans les principes qui m’avaient été inculqués ! "

La suite vous la lirez dans MONTER LA VIE A CRU de Georges Lautier.
Commander chez l'éditeur : http://www.monpetitediteur.com/ , chez AMAZON ou chez votre libraire.

lundi 14 novembre 2011

LES PERSONNAGES

Les personnages évoluant dans MONTER LA VIE A CRU sont souvent des amalgames, des marionnettes peinturlurées que l'auteur est allé pécher dans le réel pour les modifier à sa guise. Dans l'univers des Pokémons, les êtres évoluent au cours du jeu. Dans mon roman il en est de même. Des individus mis en scène, aucun n'aurait pu penser jouer le rôle que je lui fais jouer. Aucun n'aurait tenu les propos que je lui fais tenir dans les commentaires que les protagonistes peuvent apporter en marge du roman (un peu comme dans un blog).


Je disais dans un message précédent que mon roman est une biographie rêvée. Ce caractère se confirme lorsqu'on examine le personnage masculin principal du livre. Il se nomme Hunt Gram. C'est en fait mon avatar, un double pour l'auteur qui vit à travers lui une autre vie, une vie comme on en vit dans les jeux virtuels. Je m'affuble de cette peau lorsque je veux exister autrement, prendre des envols que ma condition modeste ne me permet pas de vivre dans le réel. J'ai déjà écrit d'autres textes dans lesquels Hunt Gram évolue à ma guise : il est ma représentation holographique. Et je pense que lorsque Flaubert disait que Emma Bovary c'était lui, c'est en fait ce qu'il voulait faire comprendre : le personnage que l'on fait vivre a tellement de ressemblance avec l'auteur que l'on peut vraiment parler de biographie rêvée!

Tout cela pourrait paraître quelque peu schizophrénique, certes. Mais c'est qu'en fait l'homme est "pluriel" comme l'a écrit Bernard Lahire. Le roman est une forme littéraire qui permet l'expression de cette possibilité qu'a l'être humain d'exister de façon multiple. C'est en fait cette griserie qui fait qu'écrire un roman est passionnant et que lire des romans est si fascinant. Dans les deux cas, écrire ou lire, on se dédouble, on se multiplie, on éprouve ce vertige de la pluralité dans l'unité. Dans maints passages de MONTER LA VIE A CRU vous trouverez des moments dans lesquels les personnages se fondent et se complexifient à l'occasion de cérémonies sexuelles qui n'ont pourtant rien de mystiques.

Je suis d'ailleurs assez troublé de découvrir cela tout en l'écrivant. Il me semble pourtant qu'ainsi j'ai fait un pas de plus en écrivant MONTER LA VIE A CRU, roman que vous pouvez commander chez l'éditeur : www.monpetitediteur.com ou chez AMAZON et même chez votre libraire préféré.

dimanche 13 novembre 2011

LE PARLER CRU

Dans MONTER LA VIE A CRU, le langage utilisé, tout en étant objectif, est visiblement cru. Les descriptions et la relation des actes sexuels sont en "clair" dans le texte. Point de figures évasives ou de métaphores allusives ; du moins rarement.


La vie est crue en elle-même, c'est-à-dire qu'en général elle s'impose aux êtres dans sa brutalité. Pourquoi tourner autour du pot pour évoquer les problèmes qu'elle engendre?

Et puis ce n'est pas par le texte que les héros sont perçus mais par leurs actes. Ces actes sont donc traduits dans un langage sans fausse pudeur. Tout cela pour avertir malgré tout les lecteurs potentiels de MONTER LA VIE A CRU : qu'ils se lancent dans la lecture de ce roman avec une ouverture d'esprit maximale.

• Vous en jugerez vous-mêmes en commandant ce livre chez votre libraire préféré qui aura un sourire de connivence avec vous, ou, de façon plus anonyme, chez l'éditeur http://www.monpetitediteur.com/ .
. Vous pouvez aussi choisir de vous le procurer par le biais de AMAZON.

• Bonne lecture.

RECIT OU ROMAN ?

Cette question fait suite à la question posée le 12/11/2011 dans ce blog à propos de MONTER LA VIE A CRU.

Ainsi donc, si le texte dont il est question avait un caractère autobiographique, il serait un récit, c'est-à-dire qu'il relaterait des évènements réels. En conséquence, il ne laisserait aucune place à l'imagination. Or, MONTER LA VIE A CRU est une création imaginaire qui a permis à l'auteur de se projeter, de vivre des fantasmes, tout en testant des situations qui commençaient à être pratiquées au moment de l'apparition de la pilule.
Sans vouloir pousser trop loin la comparaison pour rester modeste, je pourrais dire comme Gustave Flaubert qui disait : "Emma, c'est moi!" que Zelma Hunt, c'est moi.
En effet, je me suis tant identifié à mon héroïne que j'ai vécu pendant des mois en sa compagnie et même dans sa peau.

Aussi puis-je dire de mon roman qu'il n'est pas un récit. Peut-être n'est-ce qu'une biographie rêvée. Ce qui en fait une véritable fiction que l'on peut ranger à ce titre dans la catégorie des romans.

Dois-je répéter que ce roman est disponible chez son éditeur : www.monpetitediteur.com, chez AMAZON et que vous pouvez aussi le commander chez votre libraire préféré?

samedi 12 novembre 2011

AUTOBIOGRAPHIQUE OU PAS?

On m'a demandé si mon roman MONTER LA VIE A CRU était autobiographique. Bien sûr que non.


Tout d'abord, une biographie est l'histoire d'un individu depuis son plus jeune âge jusqu'à sa mort, en principe. C'est un type d'écrit qui tente de ne rien omettre de la vie de cet individu que l'on prend pour sujet. Une biographie est d'ailleurs centrée exclusivement sur cet individu. D'autres personnes peuvent apparaître au cours des pages, mais uniquement s'ils ont une importance pour le personnage dont on raconte la vie.

Une biographie n'est pas une œuvre d'imagination. Ce n'est jamais un roman qui est avant tout une œuvre qui fait place à l'imaginaire. Ne parle-t-on pas de romanesque délirant?

Dans MONTER LA VIE A CRU on ne se centre pas sur un seul personnage, mais sur un couple. On pourrait donc reformuler la question et, au lieu de dire : " Votre roman est-il autobiographique?" dire :" Votre roman prend-il appuie sur une période de la vie de votre couple?"

La question mérite réponse. Vous l'aurez bientôt dans ce blog.

Georges Lautier
MONTER LA VIE A CRU chez www.monpetitediteur.com ou chez AMAZON.
Vous pouvez aussi commander cet ouvrage chez votre libraire.

lundi 7 novembre 2011

CA FAIT TRENTE ANS

En fait, aujourd'hui, ça fait fait bien plus que ça! Mais on danse toujours sur ce morceau pour accordéon.

vendredi 4 novembre 2011

POEME D'ANTAN

"J'ai vécu des instants qui me donnaient l'âme folle

d'un bouquetin dru.
J'ai vécu des minutes où la toile banale devenait
drap de joie.
Je vivais des heures où je coulais et me lovais
dans la rivière douce d'un sein.


Aussi, je tissais, au canevas de ton visage,
les secondes brèves de ce qui devenait éternité."



J'ai retrouvé ce poème d'antan écrit, à l'époque de sa rédaction, au présent.
Décemment, je ne pouvais vous l'adresser ainsi.
Je l'ai donc traduit au passé.
Croyez que je le regrette bien!

jeudi 3 novembre 2011

AUTOMNE AU PLAN D'EAU

Beaucoup de villes de la France profonde se sont dotées d'un  plan d'eau. A Digne, le long de La Bléone, le plan d'eau s'alimente aux nappes phréatiques. L'eau est toujours limpide ; mais fraîche! En automne, il n'est plus question de s'y baigner. Mais les promenades en famille y trouvent un cadre charmant. Moi-même, je m'y rends quelquefois pour goûter la quiétude du lieu.


mardi 1 novembre 2011

POEME D'ANTAN

Sans parler solfège
mais en sautant d'arpège,
je m'accroche aux rides
des portées-suicides.

Sans parler misère
mais en criant famine,
je m'attarde au vide
d'un tonneau en bière.

Alors je m'allonge
en notes rondes sous silence
que je passe en fraude
pour amplir ma panse
qui crève de buller de saucisses gonflées.

          Georges Lautier            
                                                      ( non daté )

lundi 31 octobre 2011

Tout en faisant un tri

Je devais mettre un peu d'ordre et je voulais savoir si cette boîte en fer rouge contenait toujours autant de marqueurs utilisables. Je les essayai tous, un à un en éliminant ceux qui n'avaient plus d'encre ou dont l'âme était devenue sèche à ne plus servir sous mes doigts.

J'avais sous la main un coin de papier - (j'en ai toujours dans mon environnement pour noter une idée, une adresse internet, un numéro de téléphone, etc.). J'ai trouvé que l'ensemble produisait un petit effet et je partage avec vous.
Bonne soirée!

vendredi 28 octobre 2011

Un autre dessin d'été

Toujours exécuté dans la même petite chambre corse, un autre dessin d'été :

mercredi 26 octobre 2011

DESSIN D'ETE


L'été, je vis à Valle dAlésani, dans une maison datant de 1751. C'est moi qui ai dégagé d'un crépis moderne l'inscription que porte une pierre au-dessus de la porte d'entrée.
Là-bas, de la chambre que j'occupe à l'étage (mais j'ai publié récemment une photo de cette chambre), j'entends les bruits du village, les conversations, souvent toujours les mêmes, qu'ont les habitants qui se croisent, s'interpellent. Les bruits que je perçois de là-haut me sont familiers. Leur ronron me berce sans me faire avancer. Mais c'est ce que je viens chercher, un accompagnement discret qui me laisse tout le temps de tremper mes plumes et de gratter du papier à l'aventure. Car je pars, oui, à l'aventure lorsque je dessine. Pour donner un titre ensuite à ce qui vient de naître malgré moi et dans lequel je ne suis pas pour grand'chose.
C'est un excellent exercice pour accéder à la quiétude que de dessiner, d'utiliser ou non de la couleur. Autrefois, les hommes tailler du buis tout en gardant un oeil sur le troupeau. Aujourd'hui, moi, je dessine.
Et je vous convie à entrer comme moi en dépouillement, en prise de distance avec le monde à travers le trait, la courbure, l'élégance de la répétition d'une forme en crescendo, puis en decrescendo. Tout vibre, tout respire si l'on sait écouter, comme je le fais de là-haut, dans ma chambre-repaire, en été.

mardi 25 octobre 2011

Page 60 de MONTER LA VIE A CRU

Vous avez là, dans les débuts du roman, une réflexion sur ce que devenait l'amour (ou plutôt la sexualité) à la fin des Trente Glorieuses, cette période faste pour notre économie. La pilule avait fait son apparition et tous voulaient profiter au maximum de la civilisation florissante dans laquelle il vivait.

Si vous voulez savoir comment le couple Hunt - Zelma s'engouffra dans la brêche ouverte dans la vie en ce temps-là, il vous suffit de lire MONTER LA VIE A CRU de Georges Lautier.
Procurez-vous cet ouvrage chez l'éditeur (http://www.monpetitediteur.com/), chez AMAZON ou commandez-le à votre libraire préféré.

"L’amour, libéré des déterminismes reproductifs, entrait dans la sphère des plaisirs licites, jubilatoires, extatiques, gratuits et renouvelables. On pouvait en goûter à toute heure du jour et de la nuit sans préparation préalable, les odeurs corporelles pouvant même être incorporées à l’excitation du partenaire.



On commença à penser qu’il était devenu possible d’élargir l’assiette des appelés au festin du sexe. On se mit à imaginer, puisqu’il était si facile de baiser, de baiser d’ici, de-là, d’en faire comme un loisir. On avait découvert que la jouissance venait tout aussi bien avec quelqu’un qu’on aimait, avec lequel on vivait en couple, qu’avec une rencontre (inattendue même) que l’on découvrait. La découverte dans tout ça n’étant pas le plus minime des attraits.

L’amour s’ouvrait à l’humanité. L’amour devenait la principale activité des hommes et des femmes. Imposée par la nature initialement aux êtres vivants. L’injonction à se reproduire n’était plus une pulsion aveugle pour l’humanité. Elle devenait un jeu réjouissant, assimilant enfin la passion à la chair et non plus à l’esprit conceptualisateur qui détourne les fonctions vitales de leur objectif pour les transmuer en tortures mentales, comme la jalousie par exemple. Il était devenu, puisque sans risque de procréation non souhaitée, tout à fait licite et naturel de copuler. Inévitablement, l’humain détournait à son bénéfice, face à la nature, ce qu’elle lui avait enjoint d’effectuer grâce au subterfuge du plaisir qu’elle lui donnait en récompense. Il gardait son aptitude au plaisir qui était attaché à l’effectuation de l’acte reproductif, sans courir le risque d’engrossement. Quel animal, quel homme même dénué d’intelligence refuserait un tel pouvoir ? Jouir sans que soit lié à cet acte la hantise de la procréation !"

Vous pouvez commenter ce texte : l'auteur en sera ravi!

lundi 24 octobre 2011

NOTRE VIE

Notre vie n'est-elle pas une prison?


Les blogs seraient-ils comme ces livres que l'on se passe sous le manteau
pour pouvoir survivre?

Amphithéâtre de Suresnes

Le parc est d'un ouaté doux au dehors.

Gazon entiédi de soleil matinal.
Les doigts noués des arbres plaquent leur dessin
aux carreaux miroitants
qui gênent mon passage à l'évasion verte.
Ombre humide que gagne le clair du matin.

Des tâches mouvantes d'oiseaux vifs
percent le voile immobile.
L'homme du jardin va,
la voiture du livreur vient.
Des blouses bleues de service
en jupons glissent.
Toutes les besognes, tous les petits métiers
s'affairent et trottinent en volutes légères.
Et tout de calme s'envahit.

Il n'y a que ces lourdes masses à cigarette
pour croire à la pesanteur de l'esprit.
Alors que l'essor n'a d'ailes
que d'âme et de cœur.


                          Georges Lautier

                                                  Poèmes d'Antan

samedi 22 octobre 2011

Bonnes pages

Un autre passage de MONTER LA VIE A CRU, roman que vous pouvez vous procurer chez l'éditeur (http://www.monpetitediteur.com/), chez AMAZON ou votre libraire :

"Se sentant frustré, Hunt voyait sa jalousie grandir, l’étouffer quelquefois. S’il ne tirait rien en tant qu’émotions délicieuses et subtiles, saisissements fulgurants, des aventures de Zelma, il était blousé. C’était justement ce qui irritait Zelma qui sentait très clairement que son mari l’instrumentalisait. Il la manipulait comme un objet, un objet qui faisait transition entre ce qu’il avait perdu -et qui maintenant était enfoui sous des mémoires nouvelles- et des plaisirs inédits, d’un autre type, mais qui pouvaient remplacer ceux qu’il avait connus avec Béatrice. Au plan des vibrations intimes chez Hunt, ce titillement qu’il éprouvait à savoir (ou : à voir) sa femme au lit avec son copain, avait pris la place du trouble qu’il ressentait lorsqu’il s’était rendu chez Béatrice Forli. Si peu de fois d’ailleurs !



Il se disait qu’il payait bien cher pour deux à trois coups de (...). Il ne comprenait pas que la quantité ne faisait rien à l’affaire pour sa femme : Zelma restait accrochée à cette idée qu’il l’avait trahie. Le nombre de fois importait peu. Alors, qu’elle agisse à sa guise allait dans le sens où elle compensait le préjudice subi. Mais qu’elle devienne à travers cela un déclencheur de plaisir pour son mari, elle s’y refusait de plus en plus car, dans ces conditions, les dés étaient pipés pour elle. Le gagnant demeurait son mari. Cela, elle ne s’en étonnait pas. Il se débrouillait toujours pour ramener la couverture à lui, tirer son épingle du jeu. C’était toujours lui qui finissait par dominer les situations. Et il avait toujours raison si on l’écoutait."

mercredi 19 octobre 2011

MONTER LA VIE A CRU

Voici d'autres bonnes pages du roman MONTER LA VIE CRU édité par Mon Petit Editeur chez qui vous pouvez le commander : http://www.monpetitediteur.com/
Vous pouvez également obtenir cet ouvrage sur AMAZON ou en le commandant chez votre libraire.

L'extrait d'aujourd'hui se situe tout juste après la première relation extra conjugale que vient de connaître Zelma.

"Hunt distinguait le sexe et l’amour, du moins espérait-il que les sentiments profonds comme l’attachement, le respect, le besoin réciproque de protection, le partage de certaines valeurs soient distincts du plaisir que l’on pouvait connaître à découvrir un corps, à jouir de lui comme à lui donner de soi. Il faisait donc la différence entre ce qui était plutôt instantané et sans suite et ce qui résidait dans un attachement à long terme. Le sexuel pouvait à ses yeux devenir un loisir comme un autre. Faire l’amour n’engageait pas la totalité de la personne dont l’équilibre exigeait beaucoup plus. Par contre, un amant avec lequel la relation dure, se répète, peut apporter ce qu’un couple légitime donne l’occasion de connaître. C’est un type de relations que n’envisageait pas Hunt pour son épouse car il y aurait eu alors confusion entre son rôle et celui que pouvait jouer un amant régulier.



L’unité du couple tient grâce à des réflexions communes sur tel ou tel autre problème existentiel, des goûts communs à partager, une amitié profonde faite de sollicitude, d’attention, de respect de l’altérité du compagnon de route ainsi que de marques de prévention. Ces éléments sont le ciment d’une union. Cela va jusqu’à l’amour commun que l’on peut avoir pour des enfants que l’on a engendrés ensemble, des petits-enfants qui viennent élargir encore le cercle des riches relations familiales, même si elles peuvent être chaotiques parfois. Tout cela était à préserver, tout cela constituait le socle sur lequel était fondée la vie en commun. La longue route d’un couple qui ne rompait pas son union à la première pierre de discorde était faite de mille plaisirs et d’autant de déplaisirs qui devaient être assumés.

Hunt allait-il pouvoir, fort de ces idées générales et très sages sur le couple, le sexe et l’amour parvenir à tenir les rênes de la situation dans laquelle il s’était mis ? "

A bientôt, cher amis!

lundi 17 octobre 2011

SANS SAVOIR (chanson de G. Lautier)

Je venais de passer six mois en arrêt de travail maladie. J'avais vu le fond du gouffre. Peut-être m'étais-je un eu trop penché sur le vide? J'éprouvais comme un sentiment d'inanité devant tout ce qui était expression personnelle. Sans savoir, on peut se laisser aller à créer toutes sortes de choses. Alors que tout s'écroule autour de nous et que le premier devoir humain devrait être dans la remise en marche des choses en retrouvant du bon sens.
Georges vous salue bien!

samedi 15 octobre 2011

PIED DANS L'EAU

Cet été, en vacances en Corse, Nicolas a pris des photos. Il choisit toujours des sujets et des thèmes originaux. Le pied nu de sa mère dans l'eau, sur la plage, se dissimulait sous les irisations de cette eau limpide qui baigne les côtes de Kaliste, nom que les Grecs de l'Antiquité avaient donné à la Corse.

J'ai découvert cette photo parmi d'autres aussi originales. Je l'ai traitée en faisant apparaître le négatif, puis j'ai dessiné à l'encre de chine par dessus.

Georges


Vous apercevez le pied et le début de la jambe en bas, plutôt à gauche.

jeudi 13 octobre 2011

Zelma et Hunt

Dans mon roman MONTER LA VIE A CRU, les personnages interviennent sans cesse comme des lecteurs de blogs peuvent le faire dans le cadre des commentaires qu'ils peuvent ajouter à la suite du contenu.


Aujourd'hui, je vous livre un passage de l'un des commentaires qu'ajoute la principale protagoniste du roman au texte du roman lui-même. On se trouve page 445, presque à la fin du livre. Zelma s'adresse indirectement à l'auteur. Ils sont devenus assez familiers au bout de tant de pages passées ensemble pour se le permettre.

"Qu’il garde bien au chaud ce personnage de Hunt car, il est mon double. Je le sens tellement m’habiter, m’insuffler ses désirs qu’il me fait vivre doublement : pour moi et pour lui. Je sais, lorsque je baise à en mourir de plaisir, qu’il éprouve les mêmes délices que moi, rien qu’à savoir que je m’épanouis. Le transfert est automatique. Il me rassure car, je ne jouirais pas sans lui. C’est d’ailleurs pour lui que je me donne. C’est un service conjugal que j’accomplis. Notre complicité ne peut être que viable. Et même lorsque je le tromperai vraiment, si ça arrive, je sais qu’il ne pourra pas s’empêcher de tenir à moi encore plus. L’angoisse que fera naître en lui l‘idée que je puisse le tromper le boulonnera toujours plus solidement à moi, à ce que je suis devenue grâce à lui.


Je suis Zelma-l’aventurière du sexe. Une femme dont le mari se transpose, vit doublement les évènements ; tout comme moi d’ailleurs. Nos altérités ayant fusionné, nous sommes l’un et l’autre à la fois. Ce que nous vivons est perçu par nous à travers des prismes complémentaires. Mes amours, je les vis une première fois en moi et, ensuite, à travers ce qu’il peut en ressentir. Je sais que c’est réciproque pour lui : nous en avons suffisamment discuté ensemble pour avoir essayé mille fois de décrypter les règles du jeu auquel nous jouons. "

Vous pouvez lire tout ce qui précède et le peu de pages qui restent après ce passage en allant voir chez mon éditeur [ www.monpetitediteur.com/librairie] ou sur AMAZON pour commander MONTER LA VIE A CRU de Georges Lautier. Mais vous pouvez aussi commander cet ouvrage chez votre libraire péféré(e).

Merci de votre attention.

samedi 8 octobre 2011

Poème d'antan

Le petit animal
est bien au chaud dans ma poche.
Il n'a plus mal, le petit animal.

J'ai ma main dessus
son gros ventre plein
du bon lait qu'il a bu.

J'ai ma main dessus
sa petite tête pleine
de mercis pour mon coeur.

                                           Georges Lautier
                                                                                       non daté

mardi 4 octobre 2011

Bonnes feuilles (1)

Vous vous souvenez de Zelma? C'est l'héroïne de mon roman MONTER LA VIE A CRU.
Voici un passage de ce roman que vous pouvez vous procurer chez l'éditeur www.monpetitediteur.com/librairie
mais aussi sur AMAZON ou en le commandant chez votre libraire.

Nous sommes à la page 285. Zelma a découvert que son mari avait une liaison. Elle décide de se venger. C'est elle qui parle :

"Le Monoprix, ce n’est vraiment pas un lieu comme aurait pu l’être un salon de thé. C’est là pourtant que j’ai été accrochée par un gars qui, pendant que je traînais devant le rayon des chocolats, s’est approché de moi par derrière et m’a presque soufflé dans l’oreille pour me dire qu’il s’en ferait bien offrir une de ces boîtes qui avaient l’air de me paraître si désirables. Par là, il était déjà entré dans ma recherche : avait-il senti que j’avais un désir cette après-midi et pas particulièrement un désir de chocolat ? De plus, c’est à lui qu’il me suggérait d’offrir ces chocolats ; ou autre chose. Peut-être mon corps, ai-je pensé tout de suite.


Je me suis retournée en souriant et non pas choquée à la manière de ces bourgeoises effarouchées qui, se sentant convoitées, craignent de faillir. Non, je dévisageais ce mec. Un grand type un peu fort, l’allure d’un représentant de commerce, de ceux qui ont de la gouaille et du baratin. Et puis, surtout, une barbe bien fournie qui paraissait agréable et douce au toucher. Un bon gars viril donc, sans trop de finesse. Un gars qui n’avait même pas dû saisir toute la subtilité des mots qu’il avait choisi de dire dans son approche. Mais un type pas trop tortueux qui d’emblée te fait sentir ce qu’il te demande, c’est un peu mieux que des tremblants qui ne savent plus comment te faire comprendre ce à quoi ils veulent en venir.


C’était un type identique à celui que j’étais venue chercher. Pourquoi lui demander de s’éloigner, en espérer un autre ? Je lui fis remarquer alors, en le voyant éberlué de constater que sa tentative réussissait, que c’était plutôt à lui de m’offrir quelque chose. Avais-je trouvé ces mots pour lui signifier que je n’attendais que son hommage, l’offrande de sa forte carrure et de ses bras solides ?"

Georges Lautier

lundi 3 octobre 2011

Pour la bonne cause

J'ai été contacté par mail par une personne cherchant à faire intégrer dans les blogs un lien conduisant à son entreprise, une agence proposant des emplois.
Présentement, c'est bien une cause défendable. Aussi j'ajoute ce lien que vous pouvez trouver ci-dessous, vous qui cherchez du boulot et qui passez sur le blog d'un retraité qui n'a plus ce souci.
Merci.

http://jooble-fr.com/

mercredi 28 septembre 2011

Le plus heureux des auteurs

Lisez ci-dessous la lettre qu'hier j'ai adressée à mon éditeur, Mon Petit Editeur, une filiale du Petit Fûté.

J'ai trouvé une petite librairie à Gap qui accepte de recevoir en dépôt 5 exemplaires de mon roman MONTER LA VIE A CRU. Comment cela peut-il s'organiser? Je n'ai pas bien compris comment fonctionne votre offre "Le Pack Dépôt". Il faut que l'auteur achète une grande quantité de livres sans doute.



Par "Mon Compte", je sais que vous avez en stock une trentaine d'exemplaires. Cinq de ces exemplaires ne pourraient-ils pas rejoindre cette librairie qui porte le nom charmant de "Au coin des mots passants" 15, rue Grenette 05000 Gap. Le téléphone est : 04 92 52 48 69. Ils ne sont ouverts que le mardi et le samedi. Il s'agit d'une librairie gérée par une coopérative. J'ai eu un contact téléphonique avec la directrice, Mme Sylvia PERONE.


A la rigueur, je pourrais leur apporter 5 exemplaires des 10 ouvrages que vous m'avez cédés avec une remise de 20%. Mais la librairie demandant 30% pour elle, je perdrais de l'argent à vendre ainsi mes livres. Je m'y résoudrais cependant car, je me suis engagé avec ces gens-là.


Quelle proposition pouvez-vous me faire?

Eh bien! Figurez-vous qu'aujourd'hui j'ai reçu un mail de la personne chargée de la diffusion de mon bouquin. Et que me dit-elle? Qu'elle a pris contact avec cette librairie et qu'elle va déposer en dépôt chez eux cinq exemplaires de MONTER LA VIE A CRU!
J'ai cru rêver! Quel bonheur de savoir que là-haut, dans les Hautes-Alpes, il va y avoir une librairie qui va placer sur ses rayons ce roman que j'ai du mal à faire vivre.

Je ne me décourage pas. J'ai appris sur France Musique qu'un jeune violoniste exceptionnel des pays nordiques est venu récemment à Paris pour tenter une expérience. Il a joué dans un couloir du métro plus d'une heure divers morceaux du répertoire classique. Personne n'y a apporté attention. Les gens passaient indifférents. Il a recueilli seulement une petite somme, une somme qui payait à peine son voyage de retour en train dans son pays.

Mes cinq exemplaires, s'ils se vendent tous, ne me rapporteront même pas de quoi payer mon voyage en automobile de Digne jusqu'à Gap. Mais que je serais heureux de rencontrer mes lecteurs car, ne faut-il pas du courage pour oser lire MONTER LA VIE A CRU? J'ai récemment eu une lectrice qui me disait lire mon roman dans la région parisienne en le lisant dans les transports en publics. Elle craignait toujours que les voyageurs se trouvant dans son dos parviennent à découvrir ce qu'elle lisait. Elle en aurait eu honte! Mais elle l'a tout de même lu jusqu'au bout. C'est qu'il y a bien d'autres choses dans ce roman que des horreurs qui peuvent scandaliser les pudibonds!
Faites-vous un jugement. Commandez MONTER LA VIE A CRU sur Amazon, chez votre libraire ou bien directment chez l'éditeur : www.monpetitediteur.com/librairie.

Bonne nuit!

lundi 26 septembre 2011

Poème d'antan

Point n'est liberté le fait d'être à l'extérieur des grilles.


Les grilles sont le passage ; et de part et d'autre, symétriquement, des contraintes, des menottes aux mains.

La liberté, c'est peut-être d'être embroché tout en haut, à cheval sur la pointe des grilles.



Georges Lautier 02/03/1963

dimanche 25 septembre 2011

L'école est un droit (chanson de Georges Lautier)


Nous vivons des temps où l'un des saluts ne pourra venir que de l'école.

samedi 24 septembre 2011

L'étude est comme un gel fixateur

L'étude est comme un gel fixateur de l'histoire. L'avancée que l'on y gagne, on la perd en solidification des savoirs. Accumuler des ritournelles, les réinterpréter n'en fait pas créer de nouvelles. Conserver en mémoire numérique dispense d'exercer la sienne. Thésauriser des graines les empêche de germer. Il en est de même des situations fermées qui conduisent au confinement.


Contrairement, les situations nouvelles impliquent un avant, un avant qui peut être fait d'histoire, de savoirs solides, de ritournelles dont les schèmes ont été intégrés. Même des graines ou des molécules peuvent un jour rencontrer des conditions favorables pour se reproduire ou entrer dans la composition d'organismes nouveaux.

Autrement dit, rien ne naît vraiment du néant. Certes, cela est connu. Mais pour l'individu qui se trouve au carrefour d'appétits qui l'entraînent autant à augmenter l'espace de ses acquis qu'à créer de nouveaux être (que ces êtres soient artistiques, logiques, philosophiques, biologiques, etc), le temps passé aux uns nuit aux autres, et réciproquement. L'univers des harmonies de Bill Evans est incontournables pour qui veut saisir le jazz de John Coltrane. En même temps, cet univers se présente comme historique, c'est-à-dire fixé.

Si donc l'œuvre nouvelle implique une avancée, ces éléments préalables ne sont souvent que des cadres, des ressorts, des moteurs, des tremplins. S'il s'agit d'accumulation en amont de l'œuvre nouvelle, c'est d'accumulation générative dont il s'agit. Chomsky avait parfaitement trouvé l'adjectif ad hoc pour définir la grammaire qu'il avait mis en évidence.

Le processus d'engrammation-création par l'enfant des éléments de son langage expose en fait tout à fait ce qui se réalise dans les autres domaines de l'activité créatrice humaine.

Il n'y a qu'à observer le jeune enfant construire sa langue pour apprendre comment faire une chanson, esquisser un pas de danse, dessiner une arabesque.

mercredi 21 septembre 2011

Petite chambre

En Corse, l'été, j'occupe une petite chambre. J'y travaille lorsque tous sont dehors, à la plage ou à courir dans le village. Je lis et souligne ce qui me paraît important à analyser, à retenir, à discuter. Je dessine, j'écris. J'ai le temps devant moi, le soleil dans mes yeux. Je rêve et suis souvent nostalgique des années où, pendant les vacances, je préparais le script d'un spectacle de cirque que nous allions donner dans l'année qui allait s'ouvrir à la rentrée. J'étais pressé de vivre, de mordre à belles dents les jours.
Aujourd'hui, dans cette chambre, sobre, bien rangée, traîne une odeur de linge bien tenu. Les murs sont ocre vif, couleur que j'ai choisie pour m'apporter ses vibrations. Je l'ai peinte ainsi pour que ceux qui la visitent disent : "Il fallait oser!"
Que pourrais-je encore oser qui ferait dire aux gens : "Qu'est-ce qu'il va encore tenter, ce vieux fou!"

Voici la chambre. La chambre vide, sinon visitée par le vent qui cherche à me jouer un tour.

Poèmed'antan

Je n'aime pas les poètes qui ont préféré être poètes
plutôt qu'ambassadeur, pape, ministre ou banquier.

Je n'aime que les poètes qui n'ont pu être poètes
parce qu'ils étaient bergers, bouchers, ouvriers ou employés.

                                                                                        sans date

dimanche 18 septembre 2011

Pourquoi les Giovanelli?

Les Giovanelli, pratiquement exterminés en Alésani au XIV° siècle parce que hérétiques, ne périrent pas tous sous les coups de l'armée que le Pape avait levée contre eux. Certains purent échapper au massacre. Ils profitèrent de la complicité d'autochtones qui leur montrèrent un col tout en haut de cette vallée permettant de passer dans la vallée voisine en évitant ainsi de descendre la rivière et risquer de rencontrer leurs ennemis.


Rejoindre ensuite les bords de la Mer Tyrrhénienne fut assez facile à un groupe constitué d'hommes, de femmes et d'enfants, tous porteurs de croyances et d'une foi qu'ils ne voulaient pas voir réduire à celles prônées par la religion catholique romaine. Ils s'embarquèrent pour le continent en faisant en sorte de ne pas rejoindre les côtes italiennes qu'ils longèrent un moment pour remonter ensuite la Mer Adriatique et parvenir dans les Balkans.
Là, ils rejoignirent le peuple Rom, un peuple également rejeté, comme ils l'étaient eux-mêmes. Ils parvinrent à se couler parmi eux, à se faire admettre en leur sein sans être vraiment assimilés à eux. C'est pour cela qu'on appela leur tribu, les Shroms. Ils vécurent les mêmes difficultés, subirent les mêmes pogroms sans perdre jamais ce qui leur était spécifique.

Quel lien avec le roman intitulé SCHOOL FICTION ? Dans ce roman qui se situe en 2079, l'un de mes avatars, Hunt Gram, est un homme "augmenté" âgé de 145 ans. Les Services de l'Education Publique viennent de le réquisitionner pour assurer la scolarité dans la classe unique où il avait débuté en 1954. Cette classe est rouverte après être restée longtemps fermée. Mais on a trouvé près de ce village une poche de pétrole et on l'exploite en faisant venir d'un pays de l'Est des Roms pour effectuer les travaux de terrassement. Hunt est chargé de leur enseigner notre langue, de leur inculquer les valeurs qui fondent notre pays. Une autre personne s'occupe de l'instruction religieuse.

C'est alors que l'on constate que leurs croyances s'opposent sur certains points à la doctrine officielle, catholique et romaine. On découvre que ce sont des Shroms, et non des Roms. Hunt fait immédiatement la relation avec les Giovanelli. Il prend le parti des Shroms. Cependant, il a de tels problèmes qu'il doit fuir.

Il est alors chargé, par un groupe de scientifiques en rébellion avec lequel il travaille, d'instruire un dossier qui sera présenté à la Cour Internationale des différends religieux afin que le peuple Shroms soit reconnu Peuple appartenant au Patrimoine de l'Humanité. Il ira donc sur place dans l'île de la Méditerranée où commence l'histoire de ce peuple, non seulement pour conduire son étude, mais aussi pour échapper au gouvernement de son pays qui a le projet d'assimiler par tous les moyens les travailleurs immigrés afin de satisfaire son électorat.

samedi 17 septembre 2011

La recherche qui m'occupe aujourd'hui


J'ai quitté le village où j'ai passé plus d'un mois et demi cet été en ayant fait une découverte sensationnelle dans les derniers jours de mon séjour. Il s'agit d'un élément capital pour le roman que je suis en train d'écrire. Un vestige d'une tour Giovanelli dont les photos (0363, extérieur) (0367, intérieur) que j'ai réalisées le jour de mon départ se trouvent ci-dessus.


Nous circulions lentement en voiture sur une route très peu fréquentée au-dessous de Perelli en Castagniccia lorsqu'une croix évidée dans le mur d'une ruine attira mon attention. Vous voyez distinctement cette croix sur la première photo. Avouez que sa forme est particulière. Ma femme s'exclama à mon côté : "Une meurtrière!" En effet, la deuxième photo prise dans un axe opposé montre bien la place que prenait celui qui était placé derrière cette meurtrière pour défendre l'édifice.

Les Giovanelli n'étaient rien moins que des moines franciscains appliquant strictement les préceptes de François d'Assise. Ils sont à rapprocher de ceux que Umberto Eco met en scène dans son roman Le nom de la rose qui a fait l'objet d'un film tourné par Jean-Jacques Annaud. Ils étaient opposés aux sacrements et notamment celui du mariage. On les accusait pour cela de comportements sexuels sataniques.

Leur groupe avait pris naissance en Corse du Sud. Ils y furent persécutés et s'enfuirent vers le Nord de l'Île dans une vallée étroite, celle de l'Alésani.

C'est dans cette vallée qu'est située la maison natale de mon épouse. Nous nous y rendons chaque été depuis 45 ans. Et c'est cette année que je me suis aperçu, après l'avoir découverte tout à fait par hasard au détour d'un virage, que nous pouvions apercevoir cette tour en ruine depuis Terrivola, le hameau où nous habitons .

Casale, le hameau où se dresse l'ancienne tour, est de l'autre côté de la vallée. Nous n'y allons que très rarement et c'est tout à fait fortuitement que ce jour-là nous passions par là.

Or, travaillant à la rédaction d'un nouveau roman après MONTER LA VIE A CRU, j'avais besoin d'avoir à ma disposition quelques éléments concrets concernant les Giovanelli dont je connais depuis longtemps l'existence. Je vais placer dans cette tour un épisode capital du roman qui va s'achever là, alors qu'il commence dans le village où j'ai enseigné en tant qu'instituteur de classe unique débutant, mais sur le continent. Ce nouveau roman a pour titre SCHOOL FICTION. Il n'a rien à voir avec le premier cité qui est toujours en vente chez AMAZON, que vous pouvez aussi commander chez votre libraire ou directement chez l'éditeur : www.monpetitediteur.com

Dans ma prochaine contribution à ce blog, je vous indiquerez les raisons qui me font terminer mon nouveau roman dans cette vallée isolée et difficile d'accès à la rencontre du passé des Giovanelli.

mercredi 7 septembre 2011

Retour aux bases

Que sont ces bases? Des habitudes, des pratiques ritualisées, toute une vie quotidienne à faire, refaire, défaire. Mais les bases sont si sécurisantes : vous savez où vous mettez les mains, où vous ferez glisser vos pieds. Il nous arrive de fermer les yeux et de nous déplacer en surfant sur les bases. Tant de repères nous guident. Les parfums, les bruits, les contacts de notre peau contre d'autres peaux.
Les bases? Les revoici, les revoilà avec leurs seins dorés, leur bouches goulues qui nous absorbent. Je me disais bien que l'inattendu, que le hasard, que la terreur de devoir s'aventurer en terre inconnue cesserait sitôt que je serais happé par la gueule grande ouverte de ce grand corps connu, reconnu qui chaque septembre nous ramène sur un continent placide. Le "Pascal Paoli", cargo pour lequel j'ai composé de la musique électronique (cf. plus bas dans le blog) m'a vu m'ensommeiller pendant qu'il remontait le long du Cap Corse. Tout drôle, le cap : pendant que sur la mer le ciel était vierge, la montagne au contraire s'emmitouflait de brume laiteuse. Elle préparait l'hiver, elle sombrait dans un contre-jour qui gommait les reliefs. Le soleil se couchait derrière sa croupe, limant tout trait, tout contour.
Toute une nuit passée à dormir sans frayeur par-dessus des abîmes et une arrivée matinale à Marseille, sous le sourire affectueux de la Bonne Mère.
J'étais rentré de Corse. Et je suis avec vous ; d'aujourd'hui à combien encore?

dimanche 10 juillet 2011

Blog DELIRE ouvert - Administrateur en vacances

Je regrette fort de laisser ce blog sans personne pour le piloter pendant que je vais m'absenter.
Eh! oui, du 13/07 au 6/09 je serai en Corse, dans un village de la montagne où l'on ne peut avoir ni adsl, ni internet, ni même les radios françaises.
 D'ailleurs, je vous l'avoue, non seulement je suis très heureux de m'en aller là-bas quelques temps parce que j'y rencontre des femmes et des hommes que j'aime bien, mais aussi parce que je fais une cure de désintoxication de mobiles, d'internet, de blogs et autres mails.

Néanmoins, je ne vous laisse pas seuls, chers rares visiteurs de mon blog envahit aujourd'hui par les émanations de mon roman MONTER LA VIE A CRU. Vous pouvez me retrouver et retrouver mes héros dans ce livre que j'ai signé chez son éditeur (http://www.monpetitediteur.com/) ou chez AMAZON, voire chez votre libraire chez lequel vous pouvez le commander.

Comme vous le verrez sur cette photo que je vous confie, je relis certains passages encore, même s'il est trop tard pour l'instant d'ajouter des corrections. Mais des commentaires viennent à mon esprit et un deuxième ouvrage pourrait se greffer sur le premier qui serait une étude du précédent.
Mais j'ai mieux à faire. Il me faut maintenant commencer la rédaction de mon second roman qui trotte depuis quelques mois dans ma tête. Je ne vous en dis rien pour l'instant. Mais sachez qu'il sera radicalement différent du premier.
Bonnes vacances à tous!
Georges Lautier

lundi 4 juillet 2011

COMME UN FRISSON (chanson de Georges Lautier)

Une chanson qui ne me fait pas oublier Zelma, l'héroïne de mon roman MONTER LA VIE A CRU. L'avez-vous commandé chez votre libraire, ou bien chez l'éditeur (http://www.monpetitediteur.com/)? Vous pouvez égalempent vous le procurer chez AMAZON.

samedi 2 juillet 2011

DAME SOURIS TROTTE

Une chanson très fraîche dont les paroles sont de Paul Verlaine et la musique de Georges Lautier.

mercredi 29 juin 2011

samedi 25 juin 2011

Dans ce jardin


DANS CE JARDIN est une chanson désanchantée, nostalgique d'un temps qui n'a jamais existé.
C'est ainsi aussi dans MONTER LA VIE A CRU. Si d'aucuns pensent que ce roman est une autobiographie, ils se trompent. Ce n'est même pas un récit, ce qui en ferait  une histoire vraie. C'est peut-être une autobiographie rêvée. Lorsqu'on écrit, on s'invente, on s'invente une autre vie, une autre existence. Pour fuir sans doute les sorbonnards, tous les gradés de mon argent et bien d'autres tourments encore.
Dans ce jardin qu'est MONTER LA VIE A CRU j'ai trouvé une autre dimension à mon être.

Vous pouvez en juger en lisant le livre qui est à commander sur le site de l'éditeur :
www.monpetitediteur.com/librairie
ou sur Amazone
ou chez votre libraire.

A bientôt!

jeudi 23 juin 2011

L'UNIVERS DU COUPLE

Je disais qu'un couple a bien d'autres raisons que le sexe pour rester uni. Les enfants qui en sont issus - jusqu'aux petits-enfants d'ailleurs - sont un ciment indestructible. L'affection, la protection, l'entraide, la sympathie sont des sentiments qui fondent l'amitié en général ; mais ils peuvent aussi bien se retrouver comme liants du couple. Les idées, les goûts artistiques et culturels, les orientations politiques et sociales ouvrent un champ infini aux discussions et aux échanges. La partage de la connaissance, du savoir, les informations que l'on s'apporte l'un à l'autre sur tel ou tel autre problème scientifique, médical, sociétal fondent le couple dont les membres vivent alors en symbiose et comme une équipe en action.


Le respect mutuel reste l'essentiel à préserver pour que perdure un couple. La complicité également. La liberté de chacun quant à elle justifie que l'on reste aux côtés de celle ou de celui que l'on estime, que l'on aime, précisément dans les moments ou l'autre vit une tranche de vie qui lui appartient personnellement.

Demeure pourtant un domaine qui empoisonne quelquefois les relations dans le couple : le sexe. Notre culture, chrétienne dans ses fondements, fait, de ce qu'elle appelle la fidélité, un carcan.

Et pourtant, si la sexualité devenait un espace de plaisir, de découvertes que l'on partagerait avec son compagnon, sa conjointe? Ne démontrerions-nous pas qu'ainsi nous nous éleverions dans la compréhension des problèmes que posent les relations humaines dans l'un des domaines des plus intimes qui soient? Comment continuer aujourd'hui à exercer une tyrannie violente sous prétexte d'amour sur la personne soi-disant aimée en refusant l'autonomie sexuelle de celle-ci?

Zelma et Hunt, le couple mis en scène dans MONTER LA VIE A CRU, s'aventurent sur ces chemins douloureux mais épanouissants. Vous pourrez découvrir ce que cela coûte de s'affranchir en lisant ce roman de Georges Lautier.

Commandez-le chez l'éditeur : www.monpetitediteur.com/librairie , dans les librairies ou même chez AMAZONE.

lundi 20 juin 2011

FEMINISME

Je me demande si mon roman MONTER LA VIE A CRU ne ne pourrait pas s'engouffrer dans une voie qui semble s'ouvrir aujourd'hui concernant la sexualité de la femme. Nombre d'auteurs, de penseurs, de présentateurs commencent à réclamer, pour la femme, qu'elle puisse avoir toute liberté quant à sa sexualité, y compris dans le couple.
Je présente quelquefois mon roman par la petite note qui suit :

"Après avoir été trompée, une femme peut-elle se sentir libérée du serment de fidélité qui la liait à son mari? Peut-elle accéder à une vie sexuelle autonome?

Zelma s'y risque, encouragée par son époux. Jusqu'où ira-t-elle? Comment, dans cette nouvelle vie qui s'ouvre pour le couple, celui-ci va-t-il se reconstruire et durer?
C'est la matière même de MONTER LA VIE A CRU, roman de Georges Lautier."

En vente chez l'éditeur : www.monpetitediteur.com/librairie
Par téléphone au : 01 53 69 55 55 ou par commande chez votre librairie ou sur Amazone.
Joignez l'auteur par e-mail : georges.lautier56@orange.fr
ou sur son blog nommé DELIRE à l’adresse : jorgiboy.blogspot.com

Je pense pouvoir m'inscrire donc dans la vague de ceux qui plaident pour une liberté et une autonomie sexuelle de la femme sans que les liens qu'elle a par ailleurs puissent en souffrir et, notamment, les liens du mariage qui unissent deux êtres pour bien d'autres choses que le sexe.

Qu'en pensez-vous?

vendredi 17 juin 2011

Un lieu de discussion

J'aimerais, mais je rêve, que ce blog peu à peu devienne un lieu dans lequel se rencontreraient les lecteurs de mon roman MONTER LA VIE A CRU. Maintenant que le livre commence  à être connu, qu'il est sans doute lu par quelques personnes, nous pourrions donner, dans les commentaires ouverts à tous dans ce blog, notre avis sur le livre et même échanger des points de vue sur les thèmes qu'il véhicule. Il semblerait en effet qu'aujourd'hui (telle Isabelle Alonso) le problème de l'autonomie sexuelle de la femme soit à l'ordre du jour. En effet, après la pilule, les lois sur l'avortement il serait normal de parvenir à un épanouissemt sexuel total de la femme qui achèverait ainsi  la conquête de son autonomie. Mon roman, en fait, décrit les expériences d'un couple qui tente de réaliser cet obejectif.

Quelles réflexions, quel courage, quelle abnégation cela demande-t-il aux membres du couple? Car il ne s'agit pas d'aller jusqu'à une rupture familiale comme condition de cette liberté. Le couple peut rester uni : il a bien bien d'autres raison de vie commune, que ces raisons soient financières, amoureuses, culturelles, centrées sur l'éducation des enfants, etc.

Voilà mon projet. Mais encore faut-il trouver des adeptes et des lecteurs de MONTER LA VIE A CRU qui souhaitent échanger autour de ce qu'ils ont lu.

Je vous rappelle que vous pouvez vous procurer MONTER LA VIE A CRU chez l'éditeur : www.monpetitediteur.com/librairie. Mais aussi sur Amazone et dans les bonnes librairies où vous pouvez le commander.

Je vous salut bien en entendant qu'une première commentatrice ou qu'un premier commentateur se jette à l'eau.
Georges

lundi 13 juin 2011

Le Grand Vicaire

Les carabins (les étudiants en médecine) ont tout un répertoire de chansons paillardes qui ont été diffusées par un volume de chez Marabout. Ces chansons traditionnelles m'ont inspiré des interprétations reprenant des rythmes plus actuels. Par exemple, avec le Grand Vicaire, je chante comme si c'était du rap, une forme d'expression qui s'apparente de très loin, mais tout de même, au jazz, ma langue maternelle.

N'oubliez pas de vous procurer sur Amazone ou chez l'éditeur www.monpetitediteur.com/librairie le roman écrit par votre serviteur, Georges Lautier, et qui se nomme MONTER LA VIE A CRU.
Merci de votre intérêt et bonne lecture!

jeudi 9 juin 2011

EDITION / DIFFUSION

J'entre dans une phase folle! Coups de fil, mails, expédition de cartons publicitaires, recherche de bibliothèques et de libraires acceptant de placer en vitrine ou sur leurs rayons un livre qui risque de mettre le feu aux autres! Ce n'est pas évident lorsqu'on donne comme titre à son roman MONTER LA VIE A CRU.
Le croyez-vous? Encore aujourd'hui les gens ont plus de craintes avec la chose écrite qu'avec la chose vue. A la télé, au cinéma s'entassent des images qu'ils gobent sans que d'aucune façon changent leurs comportements. Mais un livre! Et puis il faut le lire : 494 pages dans lesquelles des points de vue différents se succèdent (j'ai repris le procédé des blogs : Hunt a dit …) ça peut vous donner le tournis.
Bon, puisque c'est parti, il faut y aller. Tiens, vers 10 heures je vais lâcher mes pinceaux et oublier la peinture du garde-corps des escaliers qui montent au premier étage de chez nous pour appeler Jade. Oui, Jade! J'en vois qui sont jaloux. Vous pouvez l'être car sa voix! oh! sa voix! Je viens de l'entendre me laisser un message sur ma boîte vocale. Vivement 10 heures!

PS: Jade CLAVIES est chargée de la diffusion de mon livre chez Mon Petit Editeur.

mercredi 8 juin 2011

Pays d'Aix

Pays d'Aix où la montagne Sainte-Victoire fait un dôme
à des cheveux de pins
Où le tortueux dessin d'un amandier prêt à donner la vie
à tout un essaim de fleurs candides
s'accroche au fond d'une route en courbes
afin que chaque inclinaison soit un penchant
aux bien tendres façons de l'Antique.

Des arcs, des pierres plantées, des dalles et des éclats de jarre
ont été semés par les dieux dans cette terre féconde
du Pays d'Aix
où flotte toujours un petit vent
passé sur une source romaine
ou dans la pensée d'un philosophe agreste
qui revient par un chemin d'artiste coloriste
de faire tinter sa joie au bruissement de la myriade d'insectes
qui peuplent les cheveux de pins
du Pays d'Aix où la Sainte Victoire fait un dôme.

( Poème d'antan )

lundi 6 juin 2011

J'étais heureux en Val de Loire

Notre voyage au pays des châteaux m'exalta. Jeune auteur à peine émoulu, j'allais rencontré d'autres réalisations qui confortaient la mienne. J'allais comparer un temps parallèle à celui que je décris dans MONTER LA VIE A CRU, un roman fraîchement publié chez Mon Petit Editeur.
Je sentais en moi comme un sentiment de satisfaction naître à la pensée que je venais de réussir à coucher sur le papier 494 pages qui était devenues un livre. Un livre avec une 1° de couverture illustrant mon propos : une jeune femme tentant de calmer un étalon fougueux. Mais un livre avec aussi une 4° de couverture dans laquelle je situe historiquement et sociologiquement le contenu du roman. La voici :

Zelma et Hunt, personnages principaux de Monter la vie à cru, ne sont pas des êtres conventionnels.
Ils ont vécu intensément les dernières années de cette période faste que l’on a appelée « Les Trente Glorieuses ».
A cette époque, portée par un sentiment de puissance illimitée qui avait soulevé le monde économique, la société évoluait à grande vitesse. Les êtres s’exprimaient, et les femmes profitèrent des ouvertures qui s’offraient à elles.
Zelma et Hunt, au sein de cette explosion vitale et créatrice, eurent l’opportunité, voire l’intelligence, de s’affranchir des contraintes qui avaient ligoté leurs aînés. Leur grandissement fut une aventure, leur avancée une douloureuse exploration, mais combien épanouissante, valorisante, libératrice !
On ne peut qu’aimer ce couple : ils s’aimaient tellement l’un, l’autre.

Dans les hôtels où nous logions chaque soir, j'entrais en contact avec les réceptionnistes et leur demandais si je pouvais laisser sur leur banque un carton publicitaire concernant mon bouquin. Je me révélais alors à elles comme écrivain. Immédiatement le charme jouait. J'étais reconnu comme artiste et j'en étais tout étourdi. Nous parlions du livre, de son contenu, des problèmes qu'il abordait. Mais aussi de son héroïne, Zelma, et de Hunt son époux qui joue un grand rôle dans la libération sexuelle de son équipière, oserais-je dire.

Ma tête tournait du livre aux merveilles que je découvrais de Chambord à Cheverny, en passant par la copie de Zelma qu'était le guide qui nous enchanta lors de la visite du château d'Amboise. Savait-elle, cette charmante brune, que je venais de publier un ouvrage donnant le frisson, un ouvrage soulevant le voile des pratiques sexuelles de notre temps?

Le soir, je m'endormais sous les images des parcs et jardins merveilleux que j'avais arpentés dans la journée. M'envahissait un sentiment de force tranquille à être empreint de cette richesse que j'avais créée : un univers de fiction dans lequel mes pulsions se réalisaient. Finalement, à bien y réfléchir, n'était-ce pas une autobiographie rêvée que je venais d'écrire? Et dans ce voyage et de ces quelques contacts humains, ne tirais-je pas une vie transcendante, celle d'un écrivain flânant dans le Jardin de France, ce Val de Loire éternellement fleuri, en portant accrochées à la boutonnière, les 494 pages de son livre?

J'étais heureux en Val de Loire, écrin splendide pour MONTER LA VIE A CRU, un livre que vous pouvez commander sur Amazone, chez votre libraire ou chez l'éditeur : www.monpetitediteur.com/librairie.
Je vous en remercie par avance.



   








samedi 4 juin 2011

Un braconnier? un contrebandier?

Lors de notre visite à ce segment de Loire où s'accumulent châteaux royaux ou privés, parc, forêts, plans d'eau, richesses lumineuses en vitraux, vaisselle, tableaux, tapisseries, meubles et histoires cruelles ou coquines, j'éprouvais un fol émoi à chercher, dans la boutique où s'achève toujours de façon mercantile un éblouissement que l'on voudrait garder longtemps encore en soi, un lieu où déposer en me cachant, un carton sur lequel je présentais MONTER LA VIE A CRU tout en donnant les coordonnées nécessaires à ceux qui auraient voulu le lire.

Pendant que mon épouse tournait et retournait entre les rayons présentant cartes postales, ouvrages historiques et autre souvenirs, je cherchais le moment et le lieux propices pour déposer mon carton. Il n'y eut qu'à Cheverny où j'agis un peu comme un contrebandier, un braconnier : le château est privé. Avais-je le droit de faire de la pub à l'intérieur de ce lieu?

Je verrai bien dans les jours qui viennent dans ma boîte mail si quelque responsable de ces lieux hauts en majesté s'offusque de cette délinquance de bas-étage : venir faire connaître un livre "torride, à ne pas mettre entre toutes les mains" là où la distinction et la retenue sont de mise.

Par contre, deux réceptionnistes d'hôtels dans lesquels nous sommes descendus ont été ravies de m'offrir leur banque où laisser ma trace. Elles ont même promis d'acheter l'ouvrage et d'aller visiter mon blog. Grand merci à elles deux dont je garde le souvenir vibrant.

Allez leur parler de moi. L'une, à l'Hôtel de Paris à Châtel-Guyon, l'autre à l'Hôtel de la Ferté à La Ferté St Cyr. Leurs yeux s'allumeront comme à mon passage!

mercredi 1 juin 2011

J'ai revu Zelma!

J'ai revu Zelma au château d'Amboise ; l'un des nombreux châteaux qui accompagnent la Loire le long de son cours.

Zelma, qui n'a jamais pu voir le visage de celui qui la fit vivre et jouir dans les pages de MONTER LA VIE A CRU, ne me reconnut pas, bien sûr. Mais j'avais été tellement attentif à ce qu'elle nous racontait de la vie de ce château que, souvent, son regard se portait sur moi.

Je me suis troublé à plusieurs reprises lors de ces moments de délice et elle devina mon émotion. Elle s'en servit même tout au long de la visite. A chaque fois que son regard se posait sur moi, je frissonnais; elle souriait, certaine qu'elle avait en elle les raisons de me donner le vertige. Mais elle ne pouvait savoir que j'étais son auteur.

Elle avait tellement changé! Elle était brune aujourd'hui, en jean, emmitouflée dans un veston, une grande écharpe autour du cou. Un vent fort faisait danser les oriflammes du château et valser ses cheveux mi courts, mi longs. Mince, toujours aussi mince Zelma!

Il fallut bien que la visite s'achève. Je passais devant elle sans savoir s'il fallait donner un pourboire aux guides officiels. Je vis des personnes du groupe le faire. Je revins donc vers elle et, dans sa main ouverte, je lâchais ma pièce. C'est alors que je ressentis qu'elle cherchait un contact avec la mienne et je sentis sa chair chaude entrer en contact avec la mienne.

Je suis redescendu dans la ville par la tour cavalière - une curiosité du château d'Amboise - . J'avais revu Zelma! J'avais revu Zelma! Amboise était bien un château royal et, cette portion de Loire entre Orléans et Tours, un lieu propice à l'amour.

Voulez-vous connaître Zelma? Elle vous étonnera par les libertés qu'elle prend.
Commander MONTER LA VIE A CRU de Georges Lautier sur Amazone ou chez l'éditeur : www.monpetitediteur.com/librairie

mardi 31 mai 2011

Zelma me hante


Zelma, si elle était allée à Châtel-Guyon, se serait promenée nue au milieu des fontaines.
Elle aurait goûté à toutes les sources jaillissantes dont les noms sont ceux des médecins qui les ont découvertes.

Elle aurait fait sensation, j'en suis persuadé. Elle serait restée mince, aguichante. Sa moumoute pubienne perlée de gris aurait brillé au soleil. Elle l'aurait humectée d'eau volcanique. Elle aurait déposé sur ses seins les quelques gouttes restées sur ses mains après les avoir rafraîchies à la fontaine généreuse qui se trouve à l'entrée du parc thermal.

Que n'avait-elle choisi Châtel-Guyon pour faire sa cure?

Traduction des quelques mots soulignant le dessin ci-dessus réalisé après notre passage dans cette ville d'eau très XIX° siècle.

Zelma est l'héroïne de MONTER LA VIE A CRU, un roman de Georges Lautier que vous pouvez vous procurer chez l'éditeur : www.monpetitediteur.com/librairie

lundi 30 mai 2011

Châtel-Guyon

Dans le parc thermal de Châtel-Guyon j'ai cherché vainement si j'apercevais Zelma, l'héroïne de MONTER LA VIE A CRU. N'avait-elle pas la trentaine à la fin des Trente Glorieuses? Aujourd'hui, 25 mai 2011, elle pourrait être l'une de ces dames d'un certain âge qui viennent faire leur cure ici.

Châtel-Guyon est au pied des volcans d'Auvergne. C'est notre première halte vers les châteaux royaux qui s'échelonnent tout au long de la Loire à partir du moment où elle baigne Orléans.

Nous avions passé St-Etienne, un enfer anciennement industriel et minier où plus rien n'a l'air de soutenir les hommes dans leurs entreprises économiques. Nous avions contourné Clermont-Ferrand où Michelin réduit peu à peu sa fabrication de pneumatiques pour délocaliser son entreprise, là où l'on exploite mieux encore les ouvriers qu'en France.

Puis ce fut l'Auvergne et ses volcans. On les aperçoit, bien heureusement éteints, barrant l'horizon, au fond de la Limagne, cette riche plaine constituée de ce qu'ils ont rejeté lorsqu'ils étaient en activité. Là, l'eau est une aubaine, un miracle. Volvic est à deux pas de Châtel-Guyon et, dans cette ville, dans le parc municipal, des sources jaillissent pour vous guérir de tout ce dont vous pouvez souffrir.

Eh! Bien non! Parmi toutes les vieilles femmes chics faisant leur cure, je n'ai point vu Zelma. Et pourtant, depuis que le roman dans lequel je l'ai fait vivre est terminé, imprimé, emballé et prêt à vous être expédié si vous le demandez à : www.monpetitediteur.com/librairie,

je cherche vainement Zelma. Peut-être vais-je la découvrir dans la foule des touristes se pressant à Chambord, Chenonceau. Qui sait?