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vendredi 30 décembre 2011

Un Sade de percale

L'individu a toujours fasciné. Il m'interpelle quelque peu. Mais surtout pour le repousser. Je suis trop tendre, trop respectueux pour me laisser tenter par ses pratiques. Je l'ai quelque peu ridiculisé ici. Pourquoi "de percale"? Sans doute parce que c'est une toile très fine, sans tenu aucune, sans consistance ni profondeur. Sade n'est qu'un être superficiel. Troublant malgré tout au point de donner l'idée de le dessiner pour éloigner de nous les tentations qu'il engendre.
Je vous souhaite une bonne fin d'année.
Georges

mardi 27 décembre 2011

C'EST TROP BEAU POUR ËTRE VRAI !

Voici une petite musique dodelinante et paisible qui peut vous apporter un peu de répit après les jours plutôt pleins et denses que vous venons de vivre autour du sapin illuminé. Eteignez les lumières, ne pensez plus à rien, qu'à vous détendre et souffler un peu. Vous l'avez bien mérité!
video
Georges

samedi 24 décembre 2011

JOYEUX NOËL

De Bonnes Fêtes pour tous!
JOYEUX NOËL!
Je suis débordé!Je cours partout comme Figaro. Et maintenant, je vais allumer le feu dans la cheminée.
Beaucoup de cadeaux, beaucoup de bisous pour tous!
Georges.

dimanche 18 décembre 2011

ATTEINDRE LA SERENITE

Aujourd'hui j'offre cette photo à Quinquabelle qui, hier, en voyant cette baigneuse secouer sa serviette sur la plage, parlait dans son commentaire de gagner le large pour atteindre la sérénité. En fait, elle est l'association de trois photos mises les unes au dessus des autres pour arriver à un diaorama. J'imprime ensuite et j'obtiens un marque page en la collant sur du carton fort. J'en ai fait quelques-uns ces temps-ci.
Le fantastique ici c'est cette rangée de bateaux alignés pour le départ de la régate comme s'ils étaient dans le ciel.
Bien à vous!
Georges

vendredi 16 décembre 2011

SECOUER SA SERVIETTE


Du haut des remparts d'Ajaccio. Photo prise le 20 juillet 2009.


J'assistais au départ d'une régate qui allait se dérouler pendant une semaine en Méditerranée du sud. Mon fils y participait.
Comme cette femme, je suis en train de secouer ma serviette pour en faire tomber tout un passé périmé, devenu obsolète. Je fais tomber les fantasmes, les espoirs déçus, les démarches vaines. Sur la page blanche, j'établis des constats réalistes en regard des traces évanescentes et stériles que mes rêves y avaient laissées. Je secoue ma serviette, oui. D'ailleurs, la plage, à mes pieds, n'est que chaos alors que la mer a lissé le bord de la grève. C'est là qu'est l'ordre et l'harmonie. Et ce n'est pas le léger ressac qui vient dessiner une dentelle d'écume qui trouble l'aspect lisse et uni du sable du bord de l'eau, partie de la plage où l'on pose le pied avec assurance.

Secouer donc sa serviette d'où tomberont des miasmes, d''effroyables papillons de nuit. Puis se tourner vers le large et arpenter la grève où le sable est tassé, lissé, soigneusement attendri par la mer. Poser le pied sur du solide et répondre à l'appel de cette serviette secouée, agitée par la brise de mer comme une invite à laisser se gonfler de nouvelles voiles.

jeudi 15 décembre 2011

Nous approchions de NOËL

Nous approchions de Noël. Nicolas allait commencer à effeuiller son calendrier de l'Avent, celui que sa maman lui avait acheté, le même que celui qu'elle effeuillerait elle-même avec ses élèves de Petite Section à l'école St Mathieu, à Grasse.

Il était tout excité dans la perspective des cadeaux, de l'Arbre de Noël et de la Crèche. Le solstice qui s'approchait, le retour des jours qui grandissaient au lieu de diminuer, lui donnait une énergie encore plus magnifique que celle qui le faisait bondir habituellement.

Il me fit donc ce cadeau, c'est-à-dire ce dessin que vous voyez ci-dessous. Nous étions le 30/11/2008.

J'en adore la schématisation, le choix des couleurs : rouge pour le dessin de la boîte, noir pour le lien et la ganse caractéristique. L'essentiel est saisi dans ce dessin rapide, sobre, mais tellement évocateur! Comme un logo. Il m'avait dit un peu après que le tracteur sur lequel je le traînais quelquefois était un Renault. Il avait reconnu le losange du logo de la marque Renault. Une vraie lecture du signe qui commençait à se mêler à celle des lettres et des mots.

Pour tout dire, voilà un cadeau qui m'avait réjoui! J'y décelais -comme pour ce qui concerne le logo de la marque automobile- une tendance à la schématisation, à l'abstraction signifiante.

Nicolas en 2011 ne s'est pas départi de cette attitude. Elle s'affine au contraire. Il renforce ses méthodes d'appréhension du réel. Il m'a d'ailleurs téléphoné il y a quelques jours pour m'indiquer comment nous allions opérer -c'est le mot qu'il employa- le soir du 24 décembre, lors du partage des cadeaux pour les petits comme pour les grands. Notamment avec mon arrière petit-fils qui croit toujours au Père Noël. Il faudra, m'a-t-il dit, respecter cette croyance à laquelle lui ne croit plus. Nous irons tous les trois dans la cuisine préparer un en-cas pour le Père Noël qui aura pour objet de le réchauffer. Cela donnera le temps au reste de la famille de placer les cadeaux au pied du sapin. Sitôt cette opération terminée, les deux garçons auront le droit d'entrer dans le séjour. Je resterai quant à moi un court instant encore en cuisine pour vider la tasse de chocolat chaud destinée au Père Noël, éplucher rapidement la clémentine et l'engloutir, puis avaler en vitesse la papillote qui doit compléter cette frugale collation.

J'adore cette complicité! J'adore que nous préparions ce coup ensemble! J'adore à l'avance de voir la tête que mon arrière petit-fils va faire en constatant que le Père Noël s'est régalé de ce que nous allons lui préparer!

Ne vous inquiétez pas pour moi : ce casse-croûte inopiné n'entamera en rien mon appétit pour la suite des opérations culinaires!
JOYEUX NOËL!

mercredi 14 décembre 2011

BONNES FEUILLES

Toujours extraites de MONTER LA VIE A CRU disponible chez AMAZON, voici quelques lignes situées dans le livre de la page 361 à la page 363.

"Zelma faisait courir son regard de mâle en mâle en connaisseuse. Des danseurs lui paraissaient intéressants sur les deux plans qui, ce soir, la préoccupaient : la technique dans la danse, le style dans la présence physique. De nombreux gars présentaient des qualités dans ces deux domaines. Et plus Zelma appréciait des yeux sans rien dire à Hunt, plus celui-ci devenait vert.

Il sentait bien que Zelma avait le problème en mains, que c’était elle qui choisirait son danseur parmi tous ceux qui tournaient dans l’espace qu’ils pouvaient observer, près de leur table. Son regard se faisait pesant sur certains beaux spécimens particulièrement bons danseurs. Les jeunes hommes la regardaient en réponse à ce signal qu’elle leur lançait ; mais ils se tenaient éloignés : la belle aguicheuse était accompagnée. Hunt se mesurait mentalement à ces bellâtres ébouriffants qui, de plus, se révélaient être de remarquables danseurs. Il éprouva son être de l’instant, contrairement à celui qu’il affichait dans ses fonctions : ici, il était ridicule et très peu attractif, absolument dépourvu de superbe. Le coq, ce n’était plus lui. Il faillit demander à Zelma si elle s’amusait en espérant qu’elle lui réponde qu’elle s’ennuyait. Mais il vit ses yeux briller, sa main marquer le rythme des danses, ses sourires même quelquefois à ces jeunes hommes qui, dans leurs figures, venaient frôler leur table.

Ils étaient là depuis un moment à regarder les autres se trémousser et s’exciter avec un plaisir évident. Leur position, à deux doigts de la piste, les rendaient encore plus sensibles à leur ridicule. Ils ne dansaient pas ces deux-là ?
Zelma se tourna vers Hunt dans un mouvement qui démontrait qu’elle avait mûrement réfléchi avant de parler. Ce qu’elle dit glaça Hunt :
- Ecoute, si tu veux que quelqu’un me fasse danser, il faut qui tu t’éloignes de cette table.
A cet instant Hunt faillit défaillir. Il avait compris à quel jeu dangereux il avait joué, vers quel abîme ses tendances l’avaient conduit. Zelma était maîtresse d’elle-même et cette excitation autour d’elle, cette odeur de transpiration de tous ces corps en transe avait ouvert son appétit de vertige. Elle voulait entrer dans la danse, profiter de ces mâles la dévorant des yeux.
Hunt saisit le message malgré la musique étourdissante. Zelma avait même eu un geste brutal : elle lui avait fait signe avec sa main d’aller voir ailleurs. Il lui fit un signe aussi : il serait là-bas, au bar à l’attendre."

lundi 12 décembre 2011

BONNES FEUILLES

MONTER LA VIE A CRU pages 312/313

"Martine exaltait l’être qu’elle avait choisi pour lui faire un enfant. Elle le voulait au maximum de sa force, dans la plénitude de sa créativité, dans la totalité de ses possibilités. Elle le savait subtil, perspicace, génial et généreux. Elle le connaissait toujours admiratif de l’autre, toujours curieux dans tous les domaines de l’activité humaine. Cet homme-là qui cherchait sans cesse, qui creusait toutes les questions, qui voulait savoir de quoi est fait l’infiniment petit autant que le désespérément grand, elle le voulait dans son ventre. Qu’il s’accouple à elle, qu’il lui verse sa semence jusqu’au plus profond de ce qu’elle portait en elle d’espérance pour une descendance triomphante. Martine n’attendait que cela : devenir le creuset où grandirait une suite de Hunt Gram qu’elle idolâtrait, dont elle voulait élever un double.


Surtout qu’il ne devine pas ce qu’elle attendait de lui, surtout qu’il ne doute pas de son amour. Si cette idée entrait dans sa tête, tout serait fichu parce qu’il en serait fragilisé. Le doute conduit à la dérive, à la sclérose. Le fruit né d’une union incertaine, sans objet, devient sec très vite. Il ne parvient pas à maturité. Or, elle voulait engendrer le plus beau fruit qui puisse exister ; elle voulait donner vie à une chance nouvelle pour l’humanité. C’est pour cela qu’à l’instant même où Hunt la pénétrait, glissait cette partie de lui qui le prolongeait à travers une forêt dense de poils noirs, elle souhaitait qu’il s’oublie afin qu’elle puisse lui voler cette auréole qu’elle voyait danser au-dessus de cet homme si beau d’être ce qu’il était, ce qu’il disait, ce qu’il faisait. Martine exagérait bien sûr les qualités de Hunt, mais elle sentait à travers l’acte sexuel tout ce qui était du domaine de la reproduction. Elle était habitée par la conscience de sa démarche. Elle agissait sciemment. Et, au moment où elle sentit Hunt approcher du spasme vital qui propulse la semence du mâle mise sous pression par les caresses et de douces paroles, elle s’approcha de son oreille pour lui murmurer en un seul souffle : -Je t’aime !

Hunt Gram n’avait jamais connu une telle extase, une si grande félicité ; la béatitude totale, infiniment. Il laissa partir son sperme violemment en serrant sa partenaire qu’il embrassait pour la remercier d’avoir dit ces mots magiques qu’il n’avait jamais entendus encore prononcer à ce moment suprême de l’accouplement. Il lui donna tout ce qu’il pouvait donner de lui-même. Ce liquide séminal était plus que son sang : il en contenait d’ailleurs puisqu’il était en résumé le programme qu’attendait l’ovule de Martine qui se tenait en embuscade pour saisir l’être de Hunt et s’en nourrir jusqu’à achèvement de la symbiose des deux demi-œufs qui allait donner un embryon. "

Vous pouvez retrouver MONTER LA VIE A CRU sur AMAZON, chez votre libraire ou chez l'editeur http://www.monpetitediteur.com/
Bonne lecture pour les fêtes!

samedi 10 décembre 2011

OBSEDANTES ORCHIDEES

J'ai éprouvé un immense sentiment de culpabilité lorsque, d'un geste brusque comme il m'arrive d'en avoir -(à vous aussi, sans doute? ) - j'ai "décapité" une belle orchidée blanche que mon épouse venait d'acheter et  dont elle faisait tremper le pied dans de l'eau. C'est ainsi qu'on les arrose, n'est-ce pas?
J'ai tant eu de désarroi que j'ai dû les dessiner pour tenter de me débarrasser du lourd sentiment qu'avait déclenché en moi ce geste malheureux!
Et puis je me suis dit que Noël était proche. Aussi, pendant que mon épouse attendait son tour à la boucherie Julien qui se trouve au bas du Bd Gassendi à Digne, je me suis discrètement glisser chez la fleuriste qui tient boutique tout juste à côté pour me renseigner si le 24/12 je pourrai trouver chez elle des orchidées. Il me fut répondu affirmativement. Quel soulagement! Je pourrai donc ajouter au pied de la cheminée ce présent que je lui ferai pour effacer ma faute : des orchidées dans un beau vase, givrées d'une poudre blanche afin que ces fleurs délicates s'harmonisent ave l'ambiance climatique de ces fêtes de fin d'année.

vendredi 9 décembre 2011

QUI? MAIS QUI?

Qui? mais qui est visiteur ou visitrice de mon blog?
C'est assez angoissant de se sentir regarder sans savoir par qui, ne croyez-vous pas?
Passé un temps, j'avais des visiteurs qui me laissaient un commentaire simplement pour me dire bonjour. Je trouvais que c'était peu, mais en fin de compte c'était beaucoup! J'avais au moins leur adresse pour aller leur dire bonjour en retour.
A moins que vous ne soyiez pas intéressés par un bonjour?

jeudi 8 décembre 2011

BATAILLE

Bataille à l'anglaise au gré des houlettes,
des baguettes et des casques
que l'on porte comme des emblèmes riches
avec le balancement des cimiers en panache,
du style de ceux qu'arborait
l'étonnant roi resté vert mais puant l'aïl.

Batailles à l'encan que d'autres, aujourd'hui,
appellent bastons, à coups de guidons, d'arbalètes à pompons
que l'on accomplit au sortir des messes à décibels.

Attends-toi à déguster la bière mousseuse qui fait bave de bœuf
au moment de l'abattre ; une gueuse où le sang va prendre tous les pour cents,
laissant les degrés d'alcool te gonfler en vapeurs.

                                                    Poèmes d'antan - juillet 1997

dimanche 4 décembre 2011

APPARTENIR A L'AUTRE (suite)

Extrait du roman MONTER LA VIE A CRU (page 456)

"La dissociation familiale se généralisait en même temps que la création de familles recomposées gagnait du terrain. Chez les Gram, pourtant, l’autonomisation des éléments du couple et de la famille se réalisait toujours plus sans que le groupe familial souffre trop et craigne le divorce.

Sans doute les principes qui animaient Hunt en étaient-ils la cause. Toujours très libéral, ouvert à l’autre, absolument pas machiste mais néanmoins amoureux de Zelma et très affectueux avec Jack, il acceptait volontiers que son épouse se place dans le monde comme un être ayant sa propre existence. Il faut dire que le mouvement social qui soutenait cette position se généralisait dans le monde occidental. La civilisation, dans ce monde-là, technologique à outrance, libéralisé quant aux mœurs pratiquées, favorisait l’éclosion d’une femme nouvelle ne devant plus rien à son homme dans de nombreux domaines.

Le droit de vote n’avait été accordé aux femmes que depuis quelques décennies seulement. Pourtant, lorsque les femmes purent avoir enfin une existence légale indépendante de celle de leur mari , les habitudes faisaient malgré tout que les papiers administratifs et imprimés qu’elles recevaient par la poste leur étaient adressés de telle manière qu’elles n’étaient toujours que la femme de leur mari.
Zelma s’insurgeait lorsqu’on lui adressait du courrier au nom de Mme Hunt Gram. Il fallut batailler encore dans ce domaine face aux auteurs de ces pratiques avant qu’une missive, un relevé de compte lui soit adressé à son nom propre : Mme Zelma Gram. On finit d’ailleurs par accepter que l’épouse puisse, conjointement au patronyme qui la faisait appartenir à son mari, utiliser son nom de jeune fille. Beaucoup de femmes finiront par aller jusqu’à demander à être désignée et reconnue sous leur seul vrai nom patronymique, celui qui était le leur avant le mariage. La Sécurité Sociale y était pour quelque chose qui adressait sa correspondance à ses ressortissantes sous une désignation complète et précise qui se présentait en affichant tout d’abord le prénom de l’intéressée puis son patronyme d’avant le mariage, pour finir par indiquer qu’elle était l’épouse de un tel, lorsqu’elle était mariée bien sûr. Pour Zelma, les papiers provenant de sa caisse de Sécurité Sociale lui étaient adressés sous le libellé suivant : Mme Zelma Cardwright, épouse Gram. Elle se ressentait donc de plus en plus Cardwright sans cesser d’être une Gram.

Hunt Gram ne trouvait rien à redire à ces nouvelles pratiques. Il lui semblait bien normal que chaque individu, qu’il soit homme ou femme, soit un être unique, autonome, désigné de manière univoque sans être raccroché à un autre être par une définition humiliante parce que marquant une dépendance outrancière. Bien évidemment il était quelquefois utile de marquer l’unité du couple. Face aux assureurs, aux notaires. Dans le cas de l’achat d’une maison individuelle ou d’un appartement, par exemple, c’était bien le couple qui s’engageait. Les Gram avaient fait construire leur maison, les Gram l’avaient équipée, meublée. Les Gram payaient des assurances et des impôts divers pour cette maison.

Mais Hunt insistait toujours auprès des services et organismes concernés pour que la correspondance leur soit adressée sous le libellé suivant : Mme et M. Hunt Gram, Mme précédant M. Et encore aurait-il fallu que le prénom de Monsieur puisse disparaître. Mais il fallait bien distinguer pourtant leur couple des possibles autres couples Gram."

vendredi 2 décembre 2011

APPARTENIR A L'AUTRE

Par hasard, dans un coin de mon portail internet, je suis tombé sur une invitation à donner son avis sur un problème de société qui semble devenir d'actualité : la liberté dans le couple.

On le sait, depuis longtemps les hommes s'étaient arrogés ce droit. Cela était même tacite dans notre société. Quel homme n'avait pas de maîtresse? Quel homme ne profitait pas des occasions qui se présentaient à lui?
Oui, mais depuis que la femme travaille, gagne sa vie, qu'elle prend la pilule, les choses ont changé. Elles ne tolèrent plus que les hommes les trompent. Certaines vont plus loin : elles demandent pour elles de pouvoir agir dans le domaine sexuel à la manière des hommes.
Voilà quel était le sujet de ce débat qu'avait ouvert mon portail internet. Bien sûr, je m'engouffrai par cette porte dans la discussion. Je laissai un mot pour indiquer qu'il existait un roman (au moins un) qui traitait de ce sujet, le mien, c'est-à-dire MONTER LA VIE A CRU.

Mon commentaire ne vit jamais le jour et le lendemain le débat avait tourné court. Il avait disparu du portail. En fait, le thème était trop sulfureux. Il posait le problème de l'appartenance de la femme à l'homme, des droits que l'homme a (ou : avait) sur sa femme.
Dans mon roman j'examine cette question. Voici un passage qui vous éclairera. C'est l'un des héros, HUNT GRAM, qui dans un de ses commentaires du tout début du livre nous donne ses réflexions sur le sujet :

"Finalement ce roman se présente bien pour moi. Je vais pouvoir m’en donner à cœur joie dans l’espace qui m’est réservé : celui d’un mari ayant à promotionner l’émancipation de son épouse. Oui, de son épouse et non pas de sa femme : ce dernier mot marquant trop la possession, je le rejette. Parler d’épouse oriente les liens vers le côté administratif du mariage ; et les liens administratifs n’impliquent pas dans les pays occidentaux actuellement une quelconque domination de l’époux sur l’épouse. L’un et l’autre peuvent gérer leur vie sociale et économique à leur guise. Le mariage peut donc apparaître ainsi comme un contrat préservant la liberté de chaque conjoint.
Evoquer sa femme énonce déjà une idée de domination, une volonté d’appropriation, d’appartenance. De ce fait, la femme d’un homme se trouve enfermée dans une relation inéquitable. En effet, inversement, on devrait pouvoir retrouver une relation identique lorsqu’une femme parle de son homme. Eh ! bien non, dans la bouche d’une femme ce possessif n’indique toujours pas qu’elle le possède. Elle reste son objet et si elle emploie cette expression, c’est, paradoxalement, pour bien marquer qu’elle lui appartient.
J’ai toujours éprouvé une répulsion face à cette idée qu’un être pouvait se trouver en état de dépendance par rapport à un autre. Le mariage ne change rien à mon opinion. J’ai connu cette position dans plusieurs romans dans lesquels j’ai eu à intervenir. Jamais je n’ai été à l’aise dans des rôles de machiste. Que me réserve l’auteur de Monter la vie à cru ? "

Dans d'autres pages, lorsque ZELMA, l'héroïne féminine s'est affranchie de la tutelle de son mari, on trouve une autre approche de ce problème. Je vous livrerai bientôt sans doute ce qu'en pense mon personnage préférée.