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mercredi 21 septembre 2011

Poèmed'antan

Je n'aime pas les poètes qui ont préféré être poètes
plutôt qu'ambassadeur, pape, ministre ou banquier.

Je n'aime que les poètes qui n'ont pu être poètes
parce qu'ils étaient bergers, bouchers, ouvriers ou employés.

                                                                                        sans date

dimanche 18 septembre 2011

Pourquoi les Giovanelli?

Les Giovanelli, pratiquement exterminés en Alésani au XIV° siècle parce que hérétiques, ne périrent pas tous sous les coups de l'armée que le Pape avait levée contre eux. Certains purent échapper au massacre. Ils profitèrent de la complicité d'autochtones qui leur montrèrent un col tout en haut de cette vallée permettant de passer dans la vallée voisine en évitant ainsi de descendre la rivière et risquer de rencontrer leurs ennemis.


Rejoindre ensuite les bords de la Mer Tyrrhénienne fut assez facile à un groupe constitué d'hommes, de femmes et d'enfants, tous porteurs de croyances et d'une foi qu'ils ne voulaient pas voir réduire à celles prônées par la religion catholique romaine. Ils s'embarquèrent pour le continent en faisant en sorte de ne pas rejoindre les côtes italiennes qu'ils longèrent un moment pour remonter ensuite la Mer Adriatique et parvenir dans les Balkans.
Là, ils rejoignirent le peuple Rom, un peuple également rejeté, comme ils l'étaient eux-mêmes. Ils parvinrent à se couler parmi eux, à se faire admettre en leur sein sans être vraiment assimilés à eux. C'est pour cela qu'on appela leur tribu, les Shroms. Ils vécurent les mêmes difficultés, subirent les mêmes pogroms sans perdre jamais ce qui leur était spécifique.

Quel lien avec le roman intitulé SCHOOL FICTION ? Dans ce roman qui se situe en 2079, l'un de mes avatars, Hunt Gram, est un homme "augmenté" âgé de 145 ans. Les Services de l'Education Publique viennent de le réquisitionner pour assurer la scolarité dans la classe unique où il avait débuté en 1954. Cette classe est rouverte après être restée longtemps fermée. Mais on a trouvé près de ce village une poche de pétrole et on l'exploite en faisant venir d'un pays de l'Est des Roms pour effectuer les travaux de terrassement. Hunt est chargé de leur enseigner notre langue, de leur inculquer les valeurs qui fondent notre pays. Une autre personne s'occupe de l'instruction religieuse.

C'est alors que l'on constate que leurs croyances s'opposent sur certains points à la doctrine officielle, catholique et romaine. On découvre que ce sont des Shroms, et non des Roms. Hunt fait immédiatement la relation avec les Giovanelli. Il prend le parti des Shroms. Cependant, il a de tels problèmes qu'il doit fuir.

Il est alors chargé, par un groupe de scientifiques en rébellion avec lequel il travaille, d'instruire un dossier qui sera présenté à la Cour Internationale des différends religieux afin que le peuple Shroms soit reconnu Peuple appartenant au Patrimoine de l'Humanité. Il ira donc sur place dans l'île de la Méditerranée où commence l'histoire de ce peuple, non seulement pour conduire son étude, mais aussi pour échapper au gouvernement de son pays qui a le projet d'assimiler par tous les moyens les travailleurs immigrés afin de satisfaire son électorat.

samedi 17 septembre 2011

La recherche qui m'occupe aujourd'hui


J'ai quitté le village où j'ai passé plus d'un mois et demi cet été en ayant fait une découverte sensationnelle dans les derniers jours de mon séjour. Il s'agit d'un élément capital pour le roman que je suis en train d'écrire. Un vestige d'une tour Giovanelli dont les photos (0363, extérieur) (0367, intérieur) que j'ai réalisées le jour de mon départ se trouvent ci-dessus.


Nous circulions lentement en voiture sur une route très peu fréquentée au-dessous de Perelli en Castagniccia lorsqu'une croix évidée dans le mur d'une ruine attira mon attention. Vous voyez distinctement cette croix sur la première photo. Avouez que sa forme est particulière. Ma femme s'exclama à mon côté : "Une meurtrière!" En effet, la deuxième photo prise dans un axe opposé montre bien la place que prenait celui qui était placé derrière cette meurtrière pour défendre l'édifice.

Les Giovanelli n'étaient rien moins que des moines franciscains appliquant strictement les préceptes de François d'Assise. Ils sont à rapprocher de ceux que Umberto Eco met en scène dans son roman Le nom de la rose qui a fait l'objet d'un film tourné par Jean-Jacques Annaud. Ils étaient opposés aux sacrements et notamment celui du mariage. On les accusait pour cela de comportements sexuels sataniques.

Leur groupe avait pris naissance en Corse du Sud. Ils y furent persécutés et s'enfuirent vers le Nord de l'Île dans une vallée étroite, celle de l'Alésani.

C'est dans cette vallée qu'est située la maison natale de mon épouse. Nous nous y rendons chaque été depuis 45 ans. Et c'est cette année que je me suis aperçu, après l'avoir découverte tout à fait par hasard au détour d'un virage, que nous pouvions apercevoir cette tour en ruine depuis Terrivola, le hameau où nous habitons .

Casale, le hameau où se dresse l'ancienne tour, est de l'autre côté de la vallée. Nous n'y allons que très rarement et c'est tout à fait fortuitement que ce jour-là nous passions par là.

Or, travaillant à la rédaction d'un nouveau roman après MONTER LA VIE A CRU, j'avais besoin d'avoir à ma disposition quelques éléments concrets concernant les Giovanelli dont je connais depuis longtemps l'existence. Je vais placer dans cette tour un épisode capital du roman qui va s'achever là, alors qu'il commence dans le village où j'ai enseigné en tant qu'instituteur de classe unique débutant, mais sur le continent. Ce nouveau roman a pour titre SCHOOL FICTION. Il n'a rien à voir avec le premier cité qui est toujours en vente chez AMAZON, que vous pouvez aussi commander chez votre libraire ou directement chez l'éditeur : www.monpetitediteur.com

Dans ma prochaine contribution à ce blog, je vous indiquerez les raisons qui me font terminer mon nouveau roman dans cette vallée isolée et difficile d'accès à la rencontre du passé des Giovanelli.

mercredi 7 septembre 2011

Retour aux bases

Que sont ces bases? Des habitudes, des pratiques ritualisées, toute une vie quotidienne à faire, refaire, défaire. Mais les bases sont si sécurisantes : vous savez où vous mettez les mains, où vous ferez glisser vos pieds. Il nous arrive de fermer les yeux et de nous déplacer en surfant sur les bases. Tant de repères nous guident. Les parfums, les bruits, les contacts de notre peau contre d'autres peaux.
Les bases? Les revoici, les revoilà avec leurs seins dorés, leur bouches goulues qui nous absorbent. Je me disais bien que l'inattendu, que le hasard, que la terreur de devoir s'aventurer en terre inconnue cesserait sitôt que je serais happé par la gueule grande ouverte de ce grand corps connu, reconnu qui chaque septembre nous ramène sur un continent placide. Le "Pascal Paoli", cargo pour lequel j'ai composé de la musique électronique (cf. plus bas dans le blog) m'a vu m'ensommeiller pendant qu'il remontait le long du Cap Corse. Tout drôle, le cap : pendant que sur la mer le ciel était vierge, la montagne au contraire s'emmitouflait de brume laiteuse. Elle préparait l'hiver, elle sombrait dans un contre-jour qui gommait les reliefs. Le soleil se couchait derrière sa croupe, limant tout trait, tout contour.
Toute une nuit passée à dormir sans frayeur par-dessus des abîmes et une arrivée matinale à Marseille, sous le sourire affectueux de la Bonne Mère.
J'étais rentré de Corse. Et je suis avec vous ; d'aujourd'hui à combien encore?

dimanche 10 juillet 2011

Blog DELIRE ouvert - Administrateur en vacances

Je regrette fort de laisser ce blog sans personne pour le piloter pendant que je vais m'absenter.
Eh! oui, du 13/07 au 6/09 je serai en Corse, dans un village de la montagne où l'on ne peut avoir ni adsl, ni internet, ni même les radios françaises.
 D'ailleurs, je vous l'avoue, non seulement je suis très heureux de m'en aller là-bas quelques temps parce que j'y rencontre des femmes et des hommes que j'aime bien, mais aussi parce que je fais une cure de désintoxication de mobiles, d'internet, de blogs et autres mails.

Néanmoins, je ne vous laisse pas seuls, chers rares visiteurs de mon blog envahit aujourd'hui par les émanations de mon roman MONTER LA VIE A CRU. Vous pouvez me retrouver et retrouver mes héros dans ce livre que j'ai signé chez son éditeur (http://www.monpetitediteur.com/) ou chez AMAZON, voire chez votre libraire chez lequel vous pouvez le commander.

Comme vous le verrez sur cette photo que je vous confie, je relis certains passages encore, même s'il est trop tard pour l'instant d'ajouter des corrections. Mais des commentaires viennent à mon esprit et un deuxième ouvrage pourrait se greffer sur le premier qui serait une étude du précédent.
Mais j'ai mieux à faire. Il me faut maintenant commencer la rédaction de mon second roman qui trotte depuis quelques mois dans ma tête. Je ne vous en dis rien pour l'instant. Mais sachez qu'il sera radicalement différent du premier.
Bonnes vacances à tous!
Georges Lautier

lundi 4 juillet 2011

COMME UN FRISSON (chanson de Georges Lautier)

Une chanson qui ne me fait pas oublier Zelma, l'héroïne de mon roman MONTER LA VIE A CRU. L'avez-vous commandé chez votre libraire, ou bien chez l'éditeur (http://www.monpetitediteur.com/)? Vous pouvez égalempent vous le procurer chez AMAZON.

samedi 2 juillet 2011

DAME SOURIS TROTTE

Une chanson très fraîche dont les paroles sont de Paul Verlaine et la musique de Georges Lautier.