En vacances et en famille, nous bavardions. Les thèmes étaient variés, comme souvent ; ce qui donne généralement un caractère décousu à ce genre de conversations. Mais chacun, n'est-ce pas, tient tellement à parler de ce qui lui importe sans écouter les autres!
Tout à coup, Dieu sait pourquoi, nous nous mîmes à aborder le thème de la qualité, de la qualité des produits que l'on nous vend aujourd'hui. Tel avait eu la surprise, en ouvrant une porte, de se retrouver la poignée dans la main, cassée net. Un autre avait voulu monter le lampadaire sur pied qu'il venait d'acquérir sans pouvoir y parvenir. Comment en effet ajuster deux tubes entre eux en les vissant alors qu'ils n'avaient pas le même diamètre?
Ce que nous achetons dans ce monde mondialisé est souvent de la pacotille. Il faut retenir ce mot pour la suite de ce texte car il s'oppose bien à cet autre se trouvant dans notre titre : qualité.
J'insistai particulièrement dans cette discussion, sans trop vouloir l'enkyster, sur ce thème en précisant qu'il fallait éduquer le consommateur pour le prémunir contre les malfaçons de toutes sortes dans une ère où vendre au meilleur prix nous conduit à faire l'acquisition d'objets fabriqués loin de chez nous souvent parce qu'ils sont moins chers. Mais c'est un truisme d'avancer cela : des associations, des émissions de radio, de télévision nous alertent et nous informent depuis quelques décennies sur ce problème.
Je disais cela lorsqu'un membre de l'assemblée familiale, ex-cadre dans l'industrie, me reprit vivement. Pour lui et ceux de son univers professionnels qu'il croyait attaqués par mes propos, la qualité est ce qui répond à un besoin exprimé par le consommateur. Il aurait pu ajouter que l'une des préoccupations de l'industriel pouvait être aussi de faire naître des besoins. Mais passons.
Il poursuivit son discours en l'illustrant par un exemple : en matière de pneus, il cita telle marque italienne qui vend des pneumatiques qui s'usent en 5 000 km mais qui, malgré tout, satisfait ses clients qui roulent en ville comme s'ils étaient en rallye. Pour eux, la durabilité de l'accessoire en question importe peu. Seule compte l'adhérence dans le cadre d'une conduite sportive. Il est donc acceptable dans ce cas de laisser dire que la "qualité" de l'article acheté convient à l'acheteur. Bien sûr tout changerait si un producteur parvenait à mettre au point un pneumatiques dont les caractéristiques répondraient à la fois à l'exigence d'adhérence et à celle de durabilité. La qualité de ce deuxième pneumatique serait donc supérieure aux yeux du consommateur.
On voit, à travers cet exemple que qualité peut être un terme ambigu suivant que l'on est producteur ou consommateur.
D'ailleurs, si vous creusez un peu ces notions, ce que j'ai réalisé après la discussion familiale en question, vous verrez que depuis quelques temps les entreprises parlent elles aussi de qualité. Il existe une Organisation Internationale de Normalisation et une définition de ce que cette Organisation appelle qualité. C'est "l'aptitude d'un ensemble de caractéristiques intrinsèques à satisfaire des exigences". Il est indiqué complémentairement que ces exigences ne se limitent pas toutefois aux besoins et aux attentes du consommateur individuel, mais qu'elles englobent aussi les demandes et obligations de tous (respect de l'environnement, coûts, délais, services après-vente, etc).
La qualité est donc devenue un argument essentiel pour les entreprises parce que critère de choix pour les consommateurs. C'est un facteur que les premiers doivent savoir atteindre de sorte à éviter que les seconds puissent la mettre en doute. Cette vue évidemment privilégie celui qui achète. Hélas, certaines entreprises, donnent comme seule fonction à la qualité un rôle lui permettant d'augmenter ses profits. Pour être performante elle privilégie de son côté le tryptique coûts - délais - qualité lui permettant de se positionner avantageusement sur un marché en bénéficiant d'un "ticket d'entrée" élevé qui donne une marge d'avance sur la concurrence.
Si vous désirez creuser un peu plus le sujet de ce texte, vous trouverez auprès de l'Association Française de Développement et du Fonds Français pour l'Environnement Mondial, un autre éclairage sur ce que l'on peut appeler aussi qualité. Il s'agit pour ces deux organismes travaillant de conserve et de concert, de contribuer au "développement des signes de qualité, et plus particulièrement des indications géographiques qui lient qualité et réputation d'un produit à un territoire. Les indications géographiques permettent de sécuriser les débouchés commerciaux, d'augmenter les revenus des producteurs et transformateurs locaux et de valoriser le patrimoine local par une gestion décentralisée des ressources naturelles. Leur promotion implique l'adhésion de tous les acteurs des filières dépendant d'un savoir-faire local."
Terminer cette étude sur le concept d'AOC et tous les produits qui en découlent : vin blanc de Cassis, pélardon de Sommières, pruneaux d'Agen, jambon d'Auvergne, crottin de Chavignol, Brousse du Rôve, etc ( que la liste est longue est délicieuse à évoquer!) me rend fier d'avoir combattu lors de cette conversation de vacances en famille pour ma définition de la qualité!
mardi 11 septembre 2012
dimanche 9 septembre 2012
Le jardin méditerranéen de Saleccia
Nous sommes rentrés chez nous à Digne le 08 septembre. Nous étions partis de Bastia la veille à 19h 30, embarqués sur le Danielle Casanova. La nuit en mer s'est passée sans secousse, sans vibration du navire : la mer était d'huile entre la Corse et Marseille où nous avons accostés pendant que nous prenions notre petit déj ' à bord. D'abord la "Bonne Mère", puis le Vieux Port et pour finir les quais de La Joliette.
Tout cela défilait à nos côtés pendant que nous avalions ce qui restait de notre collation. Il était temps de descendre dans les garages : nous touchions au Continent.
En fouillant dans les photos prises lors d'un court séjour en Balagne, j'ai relevé quelques clichés pris dans un jardin magnifique. Le lieu avait brûlé voilà trente ans. Un homme, à force d'acharnement et de labeur, a remplacé le noir de la suie par les couleurs des végétaux. Ce fut un enchantement de visiter ce lieu de paix d'où l'on entendait le ressac de la mer tout proche. C'est dans les environs d'Île Rousse, en Balagne, que se découvre ce havre.
Tout cela défilait à nos côtés pendant que nous avalions ce qui restait de notre collation. Il était temps de descendre dans les garages : nous touchions au Continent.
En fouillant dans les photos prises lors d'un court séjour en Balagne, j'ai relevé quelques clichés pris dans un jardin magnifique. Le lieu avait brûlé voilà trente ans. Un homme, à force d'acharnement et de labeur, a remplacé le noir de la suie par les couleurs des végétaux. Ce fut un enchantement de visiter ce lieu de paix d'où l'on entendait le ressac de la mer tout proche. C'est dans les environs d'Île Rousse, en Balagne, que se découvre ce havre.
lundi 27 août 2012
La maison désertée
La maison familiale des Sébastiani est désertée depuis ce matin 5h. La dernière escouade de vacanciers l'a quittée pour un bateau parti de Bastia pour Nice. Cinq heures de traversée et Nicolas va retrouver sa chambre, ses habitudes. Il finissait par un peu languir de retourner chez lui. Les copains commençaient à lui manquer : il était le dernier "pinssoudou"encore au village, un village qui à l'accoutumée ne compte aucun enfant.
Il nous reste à remettre tout en état pour préparer la prochaine saison. Participerai-je aux vacances prochaines ? J'ai beaucoup souffert cette année d'être vieux au milieu de jeunes. Intraitables lorsqu'ils sont au boulot, ils peuvent devenir injustes lorsqu'ils se regroupent par temps de vacances. Et puis il y a ce climat dans l'île qui ne s'arrange pas. S'il existe une mentalité insulaire, je ne m'en accommode toujours pas.
J'ai pu terminer mon roman "SCHOOL FICTION". L'une de mes rares satisfactions. Mais il pose de tels problèmes existentiels si je les translate sur ma pauvre personne, que je languis de vite me lancer dans un prochain écrit, plus stimulant, plus jouissif. C'est une qualité de la vie que je ne voudrais pas perdre.
Il nous reste à remettre tout en état pour préparer la prochaine saison. Participerai-je aux vacances prochaines ? J'ai beaucoup souffert cette année d'être vieux au milieu de jeunes. Intraitables lorsqu'ils sont au boulot, ils peuvent devenir injustes lorsqu'ils se regroupent par temps de vacances. Et puis il y a ce climat dans l'île qui ne s'arrange pas. S'il existe une mentalité insulaire, je ne m'en accommode toujours pas.
J'ai pu terminer mon roman "SCHOOL FICTION". L'une de mes rares satisfactions. Mais il pose de tels problèmes existentiels si je les translate sur ma pauvre personne, que je languis de vite me lancer dans un prochain écrit, plus stimulant, plus jouissif. C'est une qualité de la vie que je ne voudrais pas perdre.
dimanche 19 août 2012
POGGIALE : gageure réussie !
Extraordinaire réussite pour le couple s'étant installé depuis quatre mois à Poggiale. La messe prévue à bien eu lieu à l'heure dite. La chapelle St. Roch du hameau était pleine. Sophie, Paul et David leur fils, résidents de cette agglomération abandonnée, nous ont servi une collation. Tous les présents se congratulaient, se renseignaient sur les présents. Chacun avait apporté une friandise, souvent faite maison.
Nous étions à l'ombre d'une tour moyennâgeuse érigée par les Giovanalli. Au XIV siècle. J'ai pu donner quelques explications sur ce schisme. Les amis que j'avais emmenés avec moi ont communié. Quant à moi, athée, je n'ai été qu'observateur pendant l'office. Nous n'en sommes pas pour autant fâchés.
Quelle bonne après-midi de découverte et de partage ! Et, de ma part, qu'elle démonstration de laïcité et de respect des croyances d'autrui car, pour finir, on nous distribua gratuitement un petit pain de St. Roch. J'en pris un aussi, en souvenir de ma belle-mère, Jeanne Muglioni, qui sacrifiait elle aussi à cette croyance qui veut que toute l'année ce petit pain vous protège de la foudre à condition de la placer sur le rebord de votre fenêtre lorsque ça tonne.
Bien des choses depuis l'Alésani !
Nous étions à l'ombre d'une tour moyennâgeuse érigée par les Giovanalli. Au XIV siècle. J'ai pu donner quelques explications sur ce schisme. Les amis que j'avais emmenés avec moi ont communié. Quant à moi, athée, je n'ai été qu'observateur pendant l'office. Nous n'en sommes pas pour autant fâchés.
Quelle bonne après-midi de découverte et de partage ! Et, de ma part, qu'elle démonstration de laïcité et de respect des croyances d'autrui car, pour finir, on nous distribua gratuitement un petit pain de St. Roch. J'en pris un aussi, en souvenir de ma belle-mère, Jeanne Muglioni, qui sacrifiait elle aussi à cette croyance qui veut que toute l'année ce petit pain vous protège de la foudre à condition de la placer sur le rebord de votre fenêtre lorsque ça tonne.
Bien des choses depuis l'Alésani !
vendredi 17 août 2012
Réunion à POGGIALE
Demain à 15h je me rends à la petite fête qu'organisent les habitants de POGGIALE, un hameau de la commune de Tarrano dans l'Alézani, en Haute-Corse. Lors de ma précédente visite à ce village que l'on disait abandonné j'ai eu la surprise de constater qu'une très ancienne maison était habitée depuis peu par un couple et un jeune garçon.
Pour créer un peu d'animation autour de leur tentative d'insertion en zone désertique, ils ont pensé à organiser une réunion de gens qu'ils connaissaient. J'étais invité comme personne ayant visité leur hameau dont les trois quarts des maison sont abandonnées ou écroulées. Des deux tours giovannali qui m'avait attiré là-bas, seule l'une d'entre elles est encore debout.
Je serai accompagné d'un groupe de Parisiens qui ont acheté depuis cinq ans déjà une ancienne maison dans le hameau voisin de celui où se dresse notre maison. Nous allons porté quelques douceurs et peut-être du vin du pays pour ajouter notre contribution à la petite collation qui nous réunira.
Après la Messe à laquelle j'assisterai non pas en croyant mais en curieux.. Je compte sur la suite pour glisser quelques considérations sur les pauvres Giovannali assassinés là, au pieds de ces deux tours.
Pour créer un peu d'animation autour de leur tentative d'insertion en zone désertique, ils ont pensé à organiser une réunion de gens qu'ils connaissaient. J'étais invité comme personne ayant visité leur hameau dont les trois quarts des maison sont abandonnées ou écroulées. Des deux tours giovannali qui m'avait attiré là-bas, seule l'une d'entre elles est encore debout.
Je serai accompagné d'un groupe de Parisiens qui ont acheté depuis cinq ans déjà une ancienne maison dans le hameau voisin de celui où se dresse notre maison. Nous allons porté quelques douceurs et peut-être du vin du pays pour ajouter notre contribution à la petite collation qui nous réunira.
Après la Messe à laquelle j'assisterai non pas en croyant mais en curieux.. Je compte sur la suite pour glisser quelques considérations sur les pauvres Giovannali assassinés là, au pieds de ces deux tours.
mardi 7 août 2012
Une journée sans gloire
D'année en année nous apportons des améliorations à cette maison familialie située dans l'Alésani, en Corse. Aujourd'hui, j'ai passé une bonne partie de la journée dans la cantine, une pièce obscure construite contre le rocher et sans fenêtre. Je finissais d'y aménager des étagères. C'est la pièce où l'on conserve la charcuterie : coppa, lonze, jambon et saucisses. Mais c'est la pièce aussi où l'on entrepose nos provisions : boissons, conservés, papier wc et sopalin.
D'année en année donc, la maison d'Alésani s'améliore. Elle attire de plus en plus de monde. Nos enfants, adultes, y invitent leurs amis. On assiste médusés à un tourn over intense!
C'est les vacances!
Bonnes vacances à vous aussi.
D'année en année donc, la maison d'Alésani s'améliore. Elle attire de plus en plus de monde. Nos enfants, adultes, y invitent leurs amis. On assiste médusés à un tourn over intense!
C'est les vacances!
Bonnes vacances à vous aussi.
lundi 6 août 2012
Utilisation de l'iPad
J'éprouve quelques difficultés à utiliser l'iPad dans les conditions où je me trouve, c'est-à-dire dans la montagne corse, là où les services veillant à assurer les moyens de communication des citoyens ne font que peu d'effort.
Côté radio, seuls les détenteurs d'une parabole télé peuvent capter les radios françaises. Par contre nous sommes envahis par les radios italiennes, l'Italie se trouvant à quelques encablures sur l'autre rive de la mer Thyrénienne.
Ceux qui reçoivent internet par téléphone fixe n'ont qu'un débit ridicule.
Avec mon iPad, je ne peux compter que sur la clé 3G qui fonctionne quand elle le veux bien.
Aussi mes messages peuvent paraître quelquefois incohérents.
Nous nous retrouverons en septembre avec des moyens beaucoup plus performants. Néanmoins, je continuerai à poster des messages, ne serait-ce que pour vous tenir informés de mes aventures avec les Giovannali. En effet, le 18 aoùt à. 15h, je suis invité à une petite fête donnée à. POGGIALE : messe dans la petite chapelle et goùter convivial ensuite.
je vous souhaite le bonsoir.
Georges
Côté radio, seuls les détenteurs d'une parabole télé peuvent capter les radios françaises. Par contre nous sommes envahis par les radios italiennes, l'Italie se trouvant à quelques encablures sur l'autre rive de la mer Thyrénienne.
Ceux qui reçoivent internet par téléphone fixe n'ont qu'un débit ridicule.
Avec mon iPad, je ne peux compter que sur la clé 3G qui fonctionne quand elle le veux bien.
Aussi mes messages peuvent paraître quelquefois incohérents.
Nous nous retrouverons en septembre avec des moyens beaucoup plus performants. Néanmoins, je continuerai à poster des messages, ne serait-ce que pour vous tenir informés de mes aventures avec les Giovannali. En effet, le 18 aoùt à. 15h, je suis invité à une petite fête donnée à. POGGIALE : messe dans la petite chapelle et goùter convivial ensuite.
je vous souhaite le bonsoir.
Georges
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