J'ai rencontré Pascal Quignard il y a quelques jours seulement grâce à une interview de lui parue dans Philosophie Magazine alors que j'aurais pu le connaître déjà à travers deux films tirés de deux de ses romans : Tous les matins du monde et La villa Amalia. Deux de mes films préférés. Depuis, et hier particulièrement, je me suis procuré deux de ses livres, le dernier publié : "La barque silencieuse" et "Nuit sexuelle" paru dans la collection J'ai lu-images.
J'ai bien avancé ce matin la lecture de "La barque silencieuse" ; un tiers du bouquin. Etrange pour moi, mais qui me renvoie précisément là où se situe l'obsession de Quignard : l'avant la naissance, l'avant la conception, tout particulièrement la nuit lors de laquelle il fut conçu.
Il est fascinant et ses images sont bouleversantes. Un style, un écrivain. Pas quelqu'un qui raconte une histoire. Un poète.
Où la Fnac de La Valentine à Marseille pouvait-elle classer son livre dernier sorti ? Ils l'avaient foutu dans les romans! Au fond, c'est grâce à cela que la jeune fille qui m'aidait l'a retrouvé. J'ai eu de la chance, m'a-t-elle dit. Elle me trouva aussi le deuxième qu'elle prit dans ses mains et qu'elle me tendit. Je vis du sperme sur ses doigts. Le livre, c'était "La Nuit Sexuelle".
mardi 27 avril 2010
DIS-MOI, ANNA (impro guitare)
Il existe à mon répertoire une chanson paillarde qui porte ce titre ; elle appartient au répertoire des classiques de ce genre de chanson. Je l'ai réharmonisée, réarrangée. Je la chante en ajoutant un couplet de mon crû comme pour toutes celles que j'ai reprises dans cette série. Mais la chanson, je ne vous la proposerais pas ; sauf si quelque visiteur intéressé me la demandait expressément.
Par contre, j'ai trouvé que la bande son que j'avais confectionnée pour accompagner ma voix me permettait aussi de m'exprimer (forme blues) à la guitare. C'est ce que je vous propose ici, une improvisation à la guitare sur la bande-son accompagnement de la chanson.
Le dessin coloré qui accompagne ce morceau, je l'ai nommé CHAMPIGNONS HALLUCINOGENES.
lundi 26 avril 2010
CARNAVAL (Carlos Jobim)
La bossa nova, si douce, si balancée. L'immense Carlos Jobim en a composée des quantités! Je me saisis de l'une d'entre elles ici, et je me promène d'un bout à l'autre du morceau comme si j'étais sur la plage de Copacabana au milieu des filles. J'ai dessiné ce que j'ai appelé CARNAVAL pour illustrer ce morceau. Ce dessin m'a également servi de pochette pour l'un de mes disques.
Dansez bien. Sinon,vous pouvez au moins marquer le tempo en tapant du bout du pied, très légèrement! Très légèrement : la bossa nova ne supporte pas la violence. Elle est un bel objet de civilisation ; et de mixité entre les harmonies du jazz moderne et les rythmes sophistiqués du Brésil. Un produit de métissage qui prouve que les extrèmes peuvent se toucher et, même, s'enlacer!
NUEES D'OISEAUX BLANCS de KAWABATA
Après avoir acheté "Nuées d'oiseaux blancs" de Kawabata : le délice d'une dentelle si l'on dépasse l'aspect roman-photos. Tout en finesse et subtilité, le Japonais. Un rapport aux femmes trouble mais net et très fort. Sensualité, érotisme qui m'ont comblé.
J'ai lu entre les lignes l'histoire de ce fils qui emprunte un sentier déjà foulé par son père dont il se distingue, certes, mais qu'il prolonge et se met à comprendre, maintenant que la maturité l'a atteint. L'attention apportée au moindre détail est possible ici dans cette sobriété de décoration qui caractérise le pavillon de thé : peu d'objets et chacun d'eux devient magique, chargé de sensualité plus que de symboles. Le regard curieux plus qu'impertinent quelquefois qui va jusqu'à fouiller sous les vêtements, sur les nuques, s'attarde sur la courbure d'un dos. Tout est charnel, tout a un parfum, un passé. J'aurais aimé pouvoir approndir cette culture où les redondances et les échos créent la matérialité et sont sources de jouissance : l'érotisme est là, dans ce détournement de la sensualité qui n'est humaine que si elle renvoie, repouse le moment du plaisir. Aurai-je le temps d'avancer encore dans cet univers? En découvrir un autre que celui de la mort (même si douce soit-elle) et loin du blanc, couleur du deuil au Japon, nager dans d'autres couleurs, plus violentes peut-être?
Où est la vitrine consacrée à KAWABATA de la librairie de la rue Soufflot?
J'ai lu entre les lignes l'histoire de ce fils qui emprunte un sentier déjà foulé par son père dont il se distingue, certes, mais qu'il prolonge et se met à comprendre, maintenant que la maturité l'a atteint. L'attention apportée au moindre détail est possible ici dans cette sobriété de décoration qui caractérise le pavillon de thé : peu d'objets et chacun d'eux devient magique, chargé de sensualité plus que de symboles. Le regard curieux plus qu'impertinent quelquefois qui va jusqu'à fouiller sous les vêtements, sur les nuques, s'attarde sur la courbure d'un dos. Tout est charnel, tout a un parfum, un passé. J'aurais aimé pouvoir approndir cette culture où les redondances et les échos créent la matérialité et sont sources de jouissance : l'érotisme est là, dans ce détournement de la sensualité qui n'est humaine que si elle renvoie, repouse le moment du plaisir. Aurai-je le temps d'avancer encore dans cet univers? En découvrir un autre que celui de la mort (même si douce soit-elle) et loin du blanc, couleur du deuil au Japon, nager dans d'autres couleurs, plus violentes peut-être?
Où est la vitrine consacrée à KAWABATA de la librairie de la rue Soufflot?
vendredi 23 avril 2010
GATOU AU TELEPHONE
Aujourd'hui, 23/04/2010, c'est la première fois qu'Agathe me souhaite ma fête par e-mail sur l'avant-dernier portable de son père qu'il ui a offert après en avoir acquis un bien plus performant pour lui.
Cependant, il y a bien longtemp maintenant, elle avait emprunté à ses parents l'un de leurs portables. Je n'avais pas pu résister à l'envie folle de concrétiser mon rêve : composer un morceau spécalement pour Agathe qui, à peine plus haute que trois pommes, se mettait à me téléphoner pour honorer son grand-père.
Merci Agathe! Grosses bises!
jeudi 22 avril 2010
FUSION dans le port de l'Île Rousse
Face à un paquebot en partance, tout illuminé, reflétant son image dans les eaux du port de L'Île Rousse. Vous êtes attablé(e) devant un rafraîchissement. La nuit est totale, seulement éblouie par les luminions du navire pour l'instant immobile. Puis, il va glisser vers le large. Une musique monte alors d'une guitare, une musique qui fusionne avec l'espace, la nuit, le ciel profond et la mer sans aucune ride. Une espérance naît, une espérance grandit. La musique vous aide à gravir votre rêve. Vous vous mélez à l'espace. Vous êtes loin.
Je vous couvre de baisers
Délire acrostiche au jardin bleui - détonnantes arcanes, je vous couvre de baisers; je vous adule en pardons d'étoiles que traversent des comètes agéées, conventionnées sans doute, mais san croûte, distantes, au lait, au sirop d'absence.
Je n'ai plus guère de brume au devant des crimes. Le poignard d'estampes me fait japonaises et je cime du plus haut que je puisse, du plus haut que je pisse.
L'étroitesse n'est pas une maladie ; c'est la faiblesse qui en est morte : elle n'avait plus de dent. Par contre, aux dires des misères, il faudrait médire de ceux qui n'ont aucun espoir. A qui mieux-mieux, je caracole et les âmes s'envolent dans un ciel où tout s'écrit en lettres de charme. Et quand me verra occulte, il fera chaud sans créance car, demain est ailleurs ; ici, c'est maintenant. Cette fusion qui m'absorbe ne peut être qu'italique, à moi de souligner ce caractère gras.
Loin de mes antennes, je devine mal ce que les chiens murmurent. Je les crois aboyer alors qu'ils n'ont que mouches au détour du mufle où s'exhale leur dédain de ce qui est séculier. L'Eternel les regarde mais aucun. C'est-à-dire à. Pourquoi fuit? La langue serait-elle une dentelle qui perdrait son sens?
Que dire? dit-il à celui qui lui parlait. De quoi déjà?
Je n'ai plus guère de brume au devant des crimes. Le poignard d'estampes me fait japonaises et je cime du plus haut que je puisse, du plus haut que je pisse.
L'étroitesse n'est pas une maladie ; c'est la faiblesse qui en est morte : elle n'avait plus de dent. Par contre, aux dires des misères, il faudrait médire de ceux qui n'ont aucun espoir. A qui mieux-mieux, je caracole et les âmes s'envolent dans un ciel où tout s'écrit en lettres de charme. Et quand me verra occulte, il fera chaud sans créance car, demain est ailleurs ; ici, c'est maintenant. Cette fusion qui m'absorbe ne peut être qu'italique, à moi de souligner ce caractère gras.
Loin de mes antennes, je devine mal ce que les chiens murmurent. Je les crois aboyer alors qu'ils n'ont que mouches au détour du mufle où s'exhale leur dédain de ce qui est séculier. L'Eternel les regarde mais aucun. C'est-à-dire à. Pourquoi fuit? La langue serait-elle une dentelle qui perdrait son sens?
Que dire? dit-il à celui qui lui parlait. De quoi déjà?
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