compteur

mardi 2 février 2010

C'était déjà pareil en 1991

En 1991, c'était déjà pareil. On ne se refait pas. Lisez ce que j'écrivais dans ce vieux carnet retrouvé:

"Une fenêtre qui aurait pu s'ouvrir restera très certainement fermée.
Je ne pouvais y croire à l'impossible advenu que l'on attend et quête, harcèle et supplie.
Tous les détours ne sont que peine perdue et déjà le schéma des anciennes douleurs apparaît,
annonciateur d'échec.
J'avance à pas lourds, de gaffe en gaffe, véritablement clown domestique qui s'embrouille
surtout au quotidien dans son fatras invraisemblable de pulsions contradictoires.
Comment ne pas pressentir le fiasco?
Au départ, l'envolée est si belle que déjà elle effraie par son enthousiasme :
qu'y aura-t-il derrière en casse, débris, cris, incantations douloureuses?

La complication s'avance d'elle-même et c'est alors rédibitoire.
Une griserie vaut-elle tant d'ennui et de fracas?
Garder simplement cette fenêtre entrouverte pour y faire coucou-au revoir
et non pas pour entrer comme un voleur,
s'introduire en enjambant par dessus le rebord de la fenêtre
dans un univers où je n'aurais que faire, où l'on ne pourrait pas m'accueillir.

L'égoïsme vous mène à vouloir consommer l'autre.
Encore faut-il que celui-ci attende d'être dévoré.
Chacun se défend d'être assaisonné, se défie et surnage.
La murène qui vient des tréfonds de la mer, qui mord et s'accroche inexorablement
est repoussée d'un coup de talon."

lundi 1 février 2010

ACINTA DIA LOOS



Le titre est du brésilien yaourt. Il veut dire "Ascension de Villa Lobos", le plus grand compositeur brésilien.
Il venait de mourir. Il fallait bien lui rendre hommage.
De là cette carte postale de touriste, complètement fabriquée.
Trouvez-vous que la musique soit vraiment brésilienne?

OVER THE RAINBOW (Herald ARLEN)



Ce matin, sur Quinquabelle.blogspot - un site enchanteur : courez-y vite! - je découvre plusieurs photos d'arc-en-ciel magnifiques. J'ai promis dans un commentaire que je posterai dans l'après-midi une interprétation très soft du standard OVER THE RAINBOW.
Le voici joué par une formation qui m'est familière : piano, basse, batterie, vibraphone et guitare.
Prenez le swing, claquez des doigts, puis commentez.
Les photos sont celles du blog "quinquabelle. blogspot" que je remercie.

dimanche 31 janvier 2010

LA JAVANAISE (quatuor à cordes)



Pour honorer Serge GAINSBOURG à l'occasion de la sortie du film qui lui est consacré,
ce quatuor à cordes sans prétention, arrangement réalisé à partir de son éternelle chanson
LA JAVANAISE.

Aujourd'ui un jour qui compte pour moi
qui ai pu m'expliquer devant des amies fidèles.

De mon attachement insensé

De mon attachement insensé à une image virtuelle
je passe à un désenchantement douloureux.
C'est la rançon de l'exaltation.

Même à distance dans le temps et l'espace
on peut se construire des idoles.
Celles dont on avait tout particulièrement besoin en un temps donné t.
Encore faut-il que l'autre en face, derrière la vitre de Windows ,se laisse construire idole.
La belle s'est rebiffée, a craint l'étouffement.
Et l'idole s'est cassée.
La cible de la projection affective s'est déplacée pour éviter
ce qu'elle croyait être une flèche.
Elle pourrait, après ce coup de téléphone matinal que je lui ai donné
envoyer un petit mail pour me rassurer,
me faire savoir que ce n'était pas désagréable du tout.

Eh! bien non! Elle va courir vers de nouvelles activités, 
vers de nouveaux et nouvelles ami(e)s.
Elle virevolte et ne pense déjà plus à moi.
Il n'y aura pas de mail d'ancrage et de confirmation comme :
"Je cours à mes petites affaires.
Mais tu vas rester dans mon oreille au moins toute la matinée."

Et si moi je courrais à ma boîte mail?
On ne sait jamais!

samedi 30 janvier 2010

ARLEQUIN



Arlequin de la Comédia de l'Arte. J'aime ce personnage qui me ressemble.
Combien de fois me suis-je travesti de ce costume?
Il a dû tant s'imprégner en moi que plus personne ne peux me reconnaître.
Sauf ce grand jeune homme au magasin où on loue ses skis.

A Chabanon, station familiale tout près de Digne où je vis,
je vois venir à moi un grand gars souriant qui me tend la main.
Je vous reconnais du temps où vous accompagniez les journées de ski pour les classes de Digne.
Comment allez-vous? Ah! Dis-je. C'était le bon temps celui où je venais inspecter sur les pistes!

Donc, Arlequin tant que ça? Mais le costume d'inspecteur, même skis aux pieds,
n'est-ce pas encore un "avatar" pour l'être que je porte en moi?

Au-delà

Au delà d'un monde sanglant et rouge
se cache l'étincelle vers laquelle je tends.
A tendre les bras vers elle je m'épuise.
Je liquéfie ma pensée,
je me déverse en espérance folle.

Mais j'ai l'impression d'avoir touché la bonne porte
d'un doigt à peine effleurant.

Ni ses cheveux, ni son rire ne sont à ma portée
mais je construis un rêve qui, pour l'instant, est un puzzle.

Va s'effaroucher mon oiseau sauvage
par ce que je suis de farouche
et de révolté, d'explorateur de l'extrème.

J'hésite encore à serrer ma proie
dont le coeur palpite à peine
sous son manteau de plumes.