jeudi 4 février 2010
J'ETAIS FOU (chanson)
J'étais fou de croire à tout ça. Et vous, y croyez-vous toujours aux sornettes?
Si non, que faites-vous des scories de votre vie?
J'ETAIS FOU
Pour lire, faites click gauche sur le texte. Pour revenir au blog, faites click gauche sur la flèche blanche se trouvant dans un cercle bleu en haut de page.
Ce sont les paroles de la chanson qui suit. Bonne écoute et fendez-vous d'un commentaire, même assassin.
mercredi 3 février 2010
TENDRE CABANE
Cette cabane, nous ne l'avons pas voulu achetée chez Mr. Bricolage.
Nous l'avons faite à partir de matériaux de récupération.
Foin des pratiques consuméristes!
Elle est placée au fin fond du terrain, loin de la maison-mère.
Nous y mangeons, nous y faisons la sieste.
Il y a même une table amovible si on veut y écrire à l'abri du bruit.
Le soir, nous assistons au coucher du soleil
assis sur le banc blanc que l'on distinge à sa droite.
Nous vous invitons quand vous voulez.
LA BLEONE A DIGNE LES BAINS (04)
Bléone grossie du Bès, abreuvée des Eaux Chaudes, rivière qui aurait pu baigner sa ville
comme la Moselle, Epinal.
Or, Bleone court. N'étant qu'un filet l'été, elle court encore et découvre alors
le squelette de son lit qu'il lui faut démesuré pour les jours où elle délire.
Aussi ne fait-elle que passer sous les ponts qui n'ont pas le temps de s'y tremper les pieds car,
sa profondeur est nulle et l'espace qu'elle occupe, plat, gris, sans végétation,
arrachée de plus haut, roulé vers le bas, trop près encore de son lieu d'origine pour être limon.
Tout reste chaos, de l'eau au minéral ; rien ne s'enracine. Bléone court,
chargée du Bès pourtant si alpestre après les clues de Barles.
Bléone court, grossie des Eaux Chaudes, surverse de la source thermale
dont Digne ne parvient pas à s'enrichir.
C'est ici l'univers des Préalpes, le lieu où se sont trouvées repoussées les moraines,
scories des glaciers. Nous sommes en bordure d'une zone balayée,
propre et blanche comme la glace.
Mais nous sommes ce qu'attend de recueillir la pelle alors que de pelle, nenni!
Les crassiers des robines se dissimulent à peine derrière les pins maigrelets
que l'homme tente d'y faire pousser.
Le barrémien est pourtant visité par des cohortes de géologues venus du monde entier.
Les couches de sédiments relevées à l'équerre ou roulées comme une omelette,
en chausson, se dévoilent. Voilà ce qu'a laissé la poussée alpine : des plis,
alors qu'ailleurs il s'agit de cimes.
Frange d'où s'échappe la Bléone pour connaître la mer.
Frange entre deux pays de l'inaccessible. Glaces et sommets en amont,
miasmes et profondeurs sans nom en aval.
Entre les deux, la Bléone court alors que c'est là qu'elle existe
et qu'elle pourrait prendre le temps d'être. Avant, elle est infime ;
après, elle sera néant puisqu'elle se perd dans une rivière elle-même déjà anéantie,
la Durance agricole, la Durance industrielle.
Comment faire comprendre cela à un cours d'eau qui n'est rien
que ce que veulent qu'il soit
la topologie, la géographie, la terre qui le portent?
Sous les ponts, sur les berges, l'éphémère accélère sa course.
On ne peut prendre le temps de la respiration d'une rivière
lorsqu'elle court vers son destin sans jamais s'intéresser au nôtre.
mardi 2 février 2010
C'était déjà pareil en 1991
En 1991, c'était déjà pareil. On ne se refait pas. Lisez ce que j'écrivais dans ce vieux carnet retrouvé:
"Une fenêtre qui aurait pu s'ouvrir restera très certainement fermée.
Je ne pouvais y croire à l'impossible advenu que l'on attend et quête, harcèle et supplie.
Tous les détours ne sont que peine perdue et déjà le schéma des anciennes douleurs apparaît,
annonciateur d'échec.
J'avance à pas lourds, de gaffe en gaffe, véritablement clown domestique qui s'embrouille
surtout au quotidien dans son fatras invraisemblable de pulsions contradictoires.
Comment ne pas pressentir le fiasco?
Au départ, l'envolée est si belle que déjà elle effraie par son enthousiasme :
qu'y aura-t-il derrière en casse, débris, cris, incantations douloureuses?
La complication s'avance d'elle-même et c'est alors rédibitoire.
Une griserie vaut-elle tant d'ennui et de fracas?
Garder simplement cette fenêtre entrouverte pour y faire coucou-au revoir
et non pas pour entrer comme un voleur,
s'introduire en enjambant par dessus le rebord de la fenêtre
dans un univers où je n'aurais que faire, où l'on ne pourrait pas m'accueillir.
L'égoïsme vous mène à vouloir consommer l'autre.
Encore faut-il que celui-ci attende d'être dévoré.
Chacun se défend d'être assaisonné, se défie et surnage.
La murène qui vient des tréfonds de la mer, qui mord et s'accroche inexorablement
est repoussée d'un coup de talon."
lundi 1 février 2010
ACINTA DIA LOOS
Le titre est du brésilien yaourt. Il veut dire "Ascension de Villa Lobos", le plus grand compositeur brésilien.
Il venait de mourir. Il fallait bien lui rendre hommage.
De là cette carte postale de touriste, complètement fabriquée.
Trouvez-vous que la musique soit vraiment brésilienne?
OVER THE RAINBOW (Herald ARLEN)
Ce matin, sur Quinquabelle.blogspot - un site enchanteur : courez-y vite! - je découvre plusieurs photos d'arc-en-ciel magnifiques. J'ai promis dans un commentaire que je posterai dans l'après-midi une interprétation très soft du standard OVER THE RAINBOW.
Le voici joué par une formation qui m'est familière : piano, basse, batterie, vibraphone et guitare.
Prenez le swing, claquez des doigts, puis commentez.
Les photos sont celles du blog "quinquabelle. blogspot" que je remercie.
Inscription à :
Articles (Atom)


